Il pleut.

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J'ai du mal à entendre quand il pleut. C'est comme si le silence en moi s'amplifiait et m'assourdissait. Ca m'a pris tellement longtemps d'apprendre à m'aimer, des fois je me demande si j'ai fait le bon choix en me choisissant. Avant je croyais qu'être heureux était un état constant; que lorsque que je l'acquerrai, ce fameux bonheur, il ne me quitterait plus. Bien sûr il y aurait des moments de blues et de colère et de deception, mais rien pour m'enlever mon bonheur, parce qu'après tout j'avais travailler dur pour l'obtenir! Chaque matin était une nouvelle épreuve, une au bout de laquelle je devais pouvoir finir par m'accepter, m'aimer, me choisir. J'avais travailler si dur pour me tenir où je me tenais, me chérir comme je le faisais.. Mais maintenant il pleut, et je me demande si j'ai fait le bon choix en me choisissant. J'aurais pu continuer à essayer d'être quelqu'un d'autre, essayer toujours fort, faire taire toute résistance, être mieux, être celle que tout le monde accepte au détriment de celle que moi seule apprécie être... j'aurai peut-être dû... Qu'est-ce-qu'il y a de si fascinant et de si brave à être soi et fidèle à son jugement et toujours aussi buter dans ses principes? En quoi est-ce louable? En quoi est-ce mal de renoncer à une vérité que personne n'aime ni n'accepte?. personne d'autre que soi-même... Il n'y a rien de grandiose car j'étouffe dans les deux cas. Et maintenant je suis sourde et pleine de regrets.

Aller à l'église et prier c'est tellement jolie. La nouvelle naissance de mon esprit, la dominance de l'homme interne sur l'homme charnel, tout ça c'est si beau. C'est beau quand je ferme les yeux, c'est beau quand je passe 4 heures dans un milieu remplie d'âmes malades qui elles aussi tente de leurs mieux.. Mais quand j'en ressort, quand j'ouvre les yeux, je suis de nouveau dans un monde charnel dans lequel les cœurs comme les foyers se brisent au petit-déjeuner.

Je suis un accident. C'est la première fois que je l'écris, c'est la première que je le pense, c'est la première fois que je réalise. Une erreur de parcours sur le trajet de quelqu'un , le début d'une succession de mauvaises décisions qui auront conduit au malheur d'un être humain.

Mais l'essentiel c'est que Dieu m'aime, pas vrai? Qu'est-ce-qu'il y a de si glorieux à être fière et fidèle à ses principes quand on est nous-même la conséquence d'une absence de principes? Serait-elle à un endroit différent, une personne différente, si seulement elle avait choisi de m'abandonner?

Il n'y a jamais eu de bras autour de moi, ni de cœur contre le miens quand les larmes me viennent. C'est terriblement douloureux de pleurer seule.

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  • colombine
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