Mardi 05 Juin 2018

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J’ai appris une bien triste nouvelle ce matin le Journal. Le fils d’un de mes anciens camarades de classe s’est suicidé hier. Comme je les plains lui et sa femme, comme j’ai mal pour eux si tu savais. Je me sens toute vide et tellement désemparée.

Il allait avoir 20 ans, et samedi soir encore il faisait la fête avec ses amis. Qu’est-ce qu’il lui ai passé par la tête, on n’a pas envie de mourir quand on a 20 ans, on a envie de croquer la vie à pleines dents. Il faisait les études qu’il voulait, avait des tas d’amis, une vie sociale bien remplie, des parents aimants et attentionnés, quel mal le rongeait pour qu’il en arrive à de telles extrémités ? Les signes extérieurs de bonheur sont parfois de faux signaux que l’on envoie aux autres, à ceux qui nous aiment, pour ne pas les inquiéter, pour leur dire « tout va bien, ne t’en fais pas », alors que, intérieurement, c’est un drame qui se joue. Comment être sûrs que certains signaux ne nous échappent pas ? Peut-être est-on tellement persuadés que ceux que l’on aime sont heureux que l’on n’entend pas leurs cris, que l’on ne voit pas leurs larmes, qu’on n’imagine pas leur désespoir.

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Hune
Hune :

Malheureusement, rien ne permet de savoir à l'avance. Même si on est vigilant, si on fait attention à tous les signes extérieurs. Quand on veut cacher son mal être, on y arrive toujours. Le plus dur maintenant pour sa famille et ses amis, c'est l'acceptation et de vivre sans savoir pourquoi... Le manque sera présent à chaque instant. Je leur souhaite plein de courage et je suis bien triste pour eux.

mmg
mmg :

@Hune : oui, tu as raison, on arrive toujours à masquer ce qu'on ne veut pas montrer. Au chagrin s'ajoute l'incompréhension, et la culpabilité, et c'est terrible