Mardi 30 Janvier 2018

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Je suis montée à bord d'un manège émotionnel depuis quelques jours. J'ai tout le temps envie de pleurer. Ca vient comme ça, d'un coup, n'importe où, parfois dès le matin, à peine le pied posé par terre.

Mais je ne me plains pas, car à part des sensations de jambes lourdes et ces dispositions d'esprit instables, je ne connais pas tous les autres désagréments de la gestation. Quand j'entends parler les autres futures mamans au cours de gym douce, raconter leurs malheurs, je me dis que j'ai vraiment une grossesse de rêve. Sans doute parce que je peux compter sur le soutien de Clément.

Nous avons beaucoup parlé ce week-end, je me suis confiée à lui. Il m'a dit quelque chose de très beau, qui m'a fait vraiment plaisir. Il m'a dit que ce n'était pas ma grossesse, mais notre grossesse, qu'il ne portait peut-être pas notre enfant dans son ventre, mais qu'il le portait dans sa tête, et qu'il ne voulait plus que je lui cache quoique ce soit, même pour ne pas l'inquiéter. Il veut s'inquiéter avec moi, se questionner avec moi, se réjouir avec moi, s'étonner avec moi. Ce sont ses propres mots. Je n'avais jamais entendu quelque chose d'aussi beau, et d'aussi rassurant.

Il va être un papa formidable. Non, c'est déjà un papa formidable. J'ai à de maintes reprises pu le constater quand il est avec Robin. Il est patient, ouvert, à l'écoute, et possède une autorité naturelle qui lui permet de se faire respecter sans jamais élever la voix. Il est protecteur sans être étouffant. Il encourage, rectifie si nécessaire, mais sans jamais brimer.

Souvent je me dis qu'il est beaucoup trop bien pour moi, que je ne le mérite pas. Un jour, dans l'intimité, il m'a dit "reste comme tu es Marie, ne change jamais". C'est exactement ce que je veux lui dire, qu'il reste ce qu'il est, toujours.

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