Mercredi 08 Août 2018

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Parmi le vert et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
Chloe Douglas, 1995.

Hier, pendant que mes courageux grimpeurs ont pris de la hauteur pour aller se frotter aux falaises du Vercors, j'ai flané, tranquille, dans les rues de la station. J'ai fait le tour des artisans, admiré leur travail, puis je me suis trouvé un petit coin sympa pour poser mes fesses et je me suis installée à l'ombre avec la puce, bien décidée à terminer le bouquin que j'avais emmené et dont j'espérais bien lire au moins 5 chapitres. J'ai commencé la biographie de Liane de Pougy, une courtisane, une grande horizontale comme on les appelait à l'époque, une femme qui a décidé d'échapper à un destin tout tracé. En fait je n'ai lu qu'une ligne sur deux car mon esprit était appelé ailleurs, là haut, vers les cimes ensoleillées que quelques rares nuages maquillaient parfois de leur ombre. La voix de mes randonneurs m'a sortie de mes rêveries, sinon j'y serai peut-être encore.

Ah ils voulaient du frisson! ah ils voulaient du vertige! et bien ils ont été servis.

C'était super, génial, trop de la balle, viva la via cordata!!!

Mika, qui ne sait pas tenir plus d'une semaine sans manger une pizza, a voulu nous inviter au restau et on a diné dans un établissement atypique où cohabitent produits du terroir, musique et expositions de peintures et où les grimpeurs du dimanche ont pu se rassasier. A la carte, il y avait plein de pizza originales, j'en ai pris une à la truite, c'était rudement fameux. En sortant, on est resté écouter un concert de jazz sur la place.


Autant dire qu'après cette journée bien remplie, ça ronflait dans les chaumières, enfin dans les chambres et sous les toiles de tente.

Aujourd'hui, c'est courbatures et compagnie. On va rester à la maison je crois, le temps que tous ces muscles se reposent.

Ah ils sont beaux les montagnards, c'est pas pour demain l'ascension de l'Everest!

Je vais aller faire une longue promenade, seule, au milieu des animaux.

C'est l'Arche de Noé ici, entre les animaux qu'il recueille et ceux qu'il a en pension, Damien possède un cheptel impressionnant, qui mourra de vieillesse car aucune de ces bestioles ne finira dans une cocotte. Chevaux, poneys, chèvres naines, vache des Highland et vache jersiaise, poules, chiens, chats se pavanent au grand air et pansent leurs plaies, tant physiques que psychologiques.


Jasper, le poulain de Robin, grandit et suit sa maman à la trace. Ils ne se quittent pas, paissent ensemble, jouent ensemble. Quand on les voit évoluer tous les deux, on n'a plus aucun doute sur le fait que l'amour maternel existe bien chez les animaux.
P'tit Loulou va très bien, il a repris du poil de la bête et s'est fait plein de copains. Il a adopté Mika, et reste collé à lui comme une moule à son rocher. En ce moment il dort dans ses bras, sur le hamac. Je crois bien que ce petit chien a trouvé un nouveau papa.

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