Lundi 25 Juin 2018

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La guinguette au bord de l'eau
Quand le ciel est beau
Fait valser au vent d'été
Un joli bouquet de jupons tout frais

Pour célébrer l'arrivée de l'été notre maire a joué la carte de la nostagie. Une guinguette, au bord de l'étang, sous les saules pleureurs. Nappes à carreaux, p'tit coup de blanc, orchestre, manquait plus que les canotiers et on était sur les bords de Marne avant guerre. Il avait fait appel à un traiteur qui nous avait préparé une paella et des pêches melba. Ca faisait peut-être vingt ans que je n'avais pas mangé ce dessert. On a déjeuné bercés par des airs d'autrefois : Mon amant de St Jean, Quand on s'promène au bord de l'eau, Le p'tit bal perdu. Toutes ces chansons rétros ont bercé mon enfance car ma grand-mère Marceline les fredonnait tout le temps. La puce adore l'accordéon, et a l'oreille musicale. Il faut la voir battre des jambes dès qu'elle entend les premières notes. Elle va déjà avoir 4 mois, elle change si vite. Elle commence à gazouiller, c'est trop mignon.


Je reprends le travail lundi prochain, la séparation va être difficile. J'essaies de ne pas trop y penser et je savoure mes derniers jours à temps plein avec ma petite chérie. Je suis prête à reprendre le boulot, d'autant plus que je ne l'ai pas vraiment lâché puisque j'ai pas mal bossé à domicile, mais je ne suis pas du tout prête à laisser mon bébé. Bien sûr elle sera entre de bonnes mains, mais il a fallu trouver des solutions alternatives en attendant qu'elle puisse aller à la crèche en septembre. J'ai la chance de travailler pour une entreprise qui propose des structures d'accueil pour les jeunes enfants, avec des horaires souples et extensibles, mais les bébés doivent avoir 6 mois pour pouvoir les intégrer.

En attendant Stella va passer dans plusieurs bras et j'ai peur que tous ces changements la perturbent. Et puis je vais manquer tellement de choses, beaucoup de ses premières fois, et ça j'ai beaucoup de mal à le supporter. Savoir qu'elle va sûrement avoir ses premiers fous rires, faire ses premiers pas, dire ses premiers mots avec une autre que moi me contrarie énormément, et ajoute à ma culpabilité de devoir l'abandonner. J'essaie de relativiser et de me dire que c'est le sort de toutes les mamans qui travaillent, mais j'ai mal. C'est mon petit rayon de soleil, mes journées sans elle vont être bien grises.

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