Samedi 30 Décembre 2017 - Jour J

lu 328 fois • écrit publicAjouter aux marque-pages

Ils sont tous partis faire la sieste, moi je n'ai pas envie d'aller dormir. Je suis seule au salon, au calme, le petit chat ronronnant sur mes genoux. Et oui, il en reste un qui n'a pas trouvé de maison, la notre sera donc la sienne. Il s'appelle Oréo, car, comme le biscuit, il a le dessus noir et le dessous blanc. J'ai envie de figer les bons moments que je viens de vivre, et comme tu sais Journal que tes pages sont leur cage, je viens donc les enchainer à tes lignes.

Mon Jour J
Je me suis levée aux aurores avec une pêche, mais une pêche. D'enfer. Ou plutôt une poussée d'hyperactivité aigüe. L'aspirateur a frôlé la surchauffe. C'est parce que Clément a menacé de couper le fil si je n'arrêtais pas avec cet engin, sinon je l'aurai bien passé toute la journée. J'avais besoin de me défouler, et de m'occuper jusqu'à 17h30, l'heure H du moment M du jour J. Du coup je me suis enfermée dans la cuisine pour préparer le repas du soir, ça m'a permis d'oublier un peu mon trac. Pendant que je m'affairais, j'observais du coin de l'oeil l'homme à qui j'allais lier mon destin, et je me disais que j'avais une chance incroyable de l'avoir rencontré. Il est tellement tout ce que j'aime, et tout ce que j'espérais.


Quand je suis rentrée du coiffeur, Damien et Robin étaient arrivés, ainsi que Nelly et Gilles, son compagnon. Nous avons pris le temps de prendre un bon café, puis l'heure d'aller se préparer est venue. Je me suis enfermée dans la salle de bain pour me maquiller et m'habiller. Je sentais l'émotion m'envahir, j'avais chaud, j'avais froid, je tremblais. Je me suis assise sur le bord de la baignoire pour mettre mes bas. Mon ventre n'est pas encore énorme, mais je commence à manquer de souplesse. Après 10 minutes d'effort, j'étais enfin parvenue à enfiler ces fichus bas, quand l'un d'eux a filé. J'ai senti les larmes couler sur mes joues, j'allais fondre en larmes quand Clément est entré.

Il était si beau. Il portait un pantalon gris, un tee-shirt blanc et une veste biker noire qui lui allaient super bien. A la fois chic et décontracté, ça lui collait à la peau. Il s'est approché "ça ne va pas ma puce, qu'est ce qui t'arrive?". Je lui explique mon combat perdu contre ma paire de bas récalcitrants. Il a éclaté de rire "mais c'est pas grave ça, tu en as d'autres? Je vais t'aider". Agenouillé devant moi, il a enfilé ma nouvelle paire de bas. Il avait les mains gelées, signe que lui aussi était fiévreux. Il a déposé un baiser sur ma cuisse "qu'est ce que tu es belle". Il a posé sa tête sur mes genoux, j'ai caressé ses cheveux et nous sommes restés un long moment ainsi, silencieux. On était si bien. Cet homme est mon âme soeur, celui qui m'était destiné, je l'ai compris et à cet instant j'ai su que je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.

Une voix nous a sorti de notre douce torpeur. Mon frère venait d'arriver et nous rappelait qu'il était l'heure d'y aller. Sous une pluie battante, notre petit cortège s'est élancé vers la mairie. Monsieur le Maire nous a accueilli chaleureusement, et a demandé à tout le monde de se présenter. Nous avons trouvé cela inattendu mais vraiment sympa. La cérémonie a commencé : Marie, Maud, Garance H. voulez-vous prendre pour légitime époux Clément, Simon, Gabriel T.?. Je me suis tournée vers Clément pour lui faire face, j'ai pris ses mains dans les miennes, ai plongé mes yeux dans les siens "oui", et je m'entends répéter "oui". Il a souri, puis à son tour a prononcé le "oui" et le temps s'est arrêté. Il n'y avait plus personne autour de nous, nous étions seuls au monde. Il a déposé un baiser sur mon front, sur mon nez, sur mes lèvres. J' étais sa femme, j'étais dans ses bras, j'étais au paradis je crois.

4
+1
Ils aiment cet écrit :
  • etoiledesneiges
  • october
  • colombine
  • Nisan
Partager l'écrit