La mémoire du parc de Mulhouse

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Chere Journal,

J'ai pris quelques jours de vacances a 800 km de chez moi dans la ville de Mulhouse voir un vieux frère du lycée.

La route est bonne, comme à chacune de mes impulsions instinctives que j'appelle "L'appel de la route".

Je le sens, je le sens et je pars sans réfléchir, je fais mon sac en dix minutes, la derniere fois j'ai même pas pensé a emmener une carte routière parce que le vent s'est levé vite et j'étais tout excité à l'idée de me barrer de chez ma mère et de ma chambre qui ressemble à un cimetière de bières.

Tout ce qui fait partie du voyage vis en moi également,et c'est bien d'être dépaysé mais c'est bien mieux de rencontrer un routard ou une routeuse avec qui la folie ne se fait justement qu'en voyage.

C'est fou quand même, comment l'adolescence nous perd et nous transforme, la je commence à être bien dans la vingtaine, et grandir enfin assez pour m’apercevoir que je quitte mon adolescence et que je deviens un homme, cette vague de chaleur s'estompe.

Putain, ça fait du bien.

Alors je pars pour Mulhouse.

Une fois arrivé et une fois retrouvé mon ami, nous nous promenons dans Mulhouse jusqu'à arrivé en haut d une grande rue, dans un petit parc.

Ce parc m'a chamboulé parce qu'il ne ressemble pas aux autres parcs.

Ce parc à une atmosphère de déja vu du genre je ne sais pas d'ou.

On dit que les lieux ont une mémoire, qu'ils enregistrent des moments fort pour conserver du mouvement dans leur immobilité.

Celui la, ce parc était alors possédé, il ressemble à un square dans son âme, un square qui aurait vu grandir des vieux adolescents à une époque ou on était rapproché, sans téléphone portable, sans grandir trop vite, sans jouer un rôle.

J'explique pas ce parc, mais il frappe dans mon coeur comme si j'avais tout raté d'une génération que le miens ont toujours suivis.

Je respire les bancs du parc et la vue qu'il m'offre, il y a une cabane, un petit batiment abandonné qui doit se remémorer quelques graffitis risqué et complice d'un temps d'âme révolu et voué à disparaitre de mon espèce, et dans l'espace.

J'essaye de m'inventer de la poesie dans ma vie, mais je fais trop genre, pour fuire cette réalité, et du coup ça fonctionne pas, parce que je suis pas dictateur de ma poesie, je suis sous l'influence des mémoires.

J'aurais aimé trouver une part d'amour ici, mais mémoire du parc à éloignés fantômes de mon indicible, comme si j'avais jamais été prêt à m'ouvrir les yeux afin de ne plus jamais être seul.

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