Le vice et la vertu

lu 151 fois • écrit publicAjouter aux marque-pages
Ercole in bivio, Carrache

Ercole in bivio, Carrache

Journal,

Hier je pensais au vice... Et j’en suis venue à une oeuvre de Carrache... Le choix entre le vice et la vertu pour Hercule.
J’aime la vertu... Mais je n’y arrive pas, c’est trop dur. Pourtant j’ai de grandes ambitions ... Super grandes! Ces ambitions sont humanitaires et altruistes. Malheureusement pour pouvoir y arriver je dois me combattre moi meme. Je dois combattre mes vices...
Quels sont mes vices? La paresse, la gourmandise et les hommes...


À vrai dire, l´amour est super beau... Je m´y perd parfois... Mais c’est un vice quelque part... Je sais que pour certains l’amour est tout! Mais aimer un homme egoistement, passer sa vie pour... mais c’est super egoiste!
L’amour de l´humanité c’est mieux. J’aimerai y contribuer...

Certainement on va me parler de savoir « reguler » tout ca. On peut etre ca et ca en meme temps.....Bref. Journal, pour me comprendre c’est pas simple.

Pour faire de grandes chose pour l’amour de l´humanité il faut etre travailleur! Bosser dur, être au top niveau. Moi je fais tout le contraire...
Alors ca sert à quoi d´avoir de bonne intentions si on est flemmard?? L’humanité n’a pas besoin de flemmards! Ok les intentions sont là... Mais attend, tu vas faire quoi pour ces gens?? Tu vas aller regarder des videos youtubes? Penser à ton plan ? Egoiste!

Journal, c’est decidé. J’arrete de revasser. À partir de maintenant je suis travailleuse. Je veux la vertu, je veux emprunter ce chemin.... Mais le vice... C’est si simple et beau... J’aimerai te citer un extrait sur le choix d’Heracles dans Les présocratiques.

«Héraclès, à ce moment où, au sortir de l’enfance, on s’élance vers l’adolescence, à cet âge où les jeunes gens, devenus maîtres de leur personne, montrent dans quel chemin – celui de la vertu, ou celui de la dépravation – ils engageront leur vie, prit retraite à l’écart et, pendant une halte, se demanda laquelle de ces deux routes emprunter. C’est alors que se montrèrent à lui deux dames de belle stature : elles venaient à sa rencontre. […]

Alors qu’elles se rapprochaient d’Héraclès, [… l’une, voulant devancer l’autre…], se mit à courir vers Héraclès et lui dit : « Je te vois indécis, Héraclès, quant au chemin que tu dois emprunter dans la vie. Et bien, si tu acceptes mon amitié et me suit, je te conduirai vers le plus grand bonheur, par le chemin le plus aisé. Il n’est aucun plaisir que tu ne goûteras, et tu couleras ton existence sans connaître aucune peine. D’abord, tu n’auras à te soucier ni de guerres ni d’aucune entreprise, ton seul problème sera de rechercher la nourriture ou la boisson la plus exquise, les spectacles ou les concerts les plus charmants, les parfums ou les sensations les plus doux, les jeunes garçons dont l’amour te donnera la plus grande joie, les couches qui te donneront le plus tendre sommeil et comment jouir de tous ces plaisirs au prix du moindre effort. Si quelque crainte te survenait que ne tarisse la source de tous ces biens, sois tranquille que je ne te contraindrai jamais ni à peiner ni à travailler, ni physiquement ni moralement, pour te les procurer ; au contraire, ce pour quoi les autres auront travaillé, c’est toi qui en profitera, tu n’auras à t’abstenir de rien de ce dont tu pourras jouir. À ceux qui me suivent, je donne licence de tirer parti d’absolument tout ». Héraclès écouta et dit : « Madame, comment vous appelle-t-on ? – Mes amis, dit-elle, m’appellent Félicité, mais ceux qui me haïssent, pour m’injurier, me nomment Dépravation. »

À ce moment, l’autre dame s’avança et dit : « Moi aussi, je viens vers toi, Héraclès, je connais tes parents et je sais par quelle éducation ton caractère a été formé. Voilà qui me donne à espérer, si tu empreintes le chemin qui va vers moi, qu’à coup sûr tu te rendras le valeureux auteur d’exploits nobles et grandioses qui me feront paraître encore plus honorable et relèveront encore l’éclat que m’apportent les bonnes actions. Je n’essaierai pas de te tromper en te chantant la promesse du plaisir ; mais conformément à ce qui a été fixé par les dieux, je t’exposerai les choses dans toute leur vérité. De ce qui est véritablement beau et bon les dieux ne donnent rien aux hommes, si ce n’est au prix de peines et de soins diligents ; si tu désires la faveur des dieux, il faut honorer les dieux ; si tu veux avoir l’affection de tes amis, il faut bien t’occuper de tes amis, si tu souhaites qu’une cité te rendent les honneurs, il faut que tu te sois fais le bienfaiteur de cette cité ; si tu prétends, pour ta valeur, te faire admirer de la Grèce entière, il faut que tu essaies de faire le bien de la Grèce ; si tu veux que la terre te donne des fruits à foison, il faut cultiver la terre […] »

Resiste au vice Lizo....

8
+1
Ils aiment cet écrit :
  • etoiledesneiges
  • Aeliassa
  • Black Magic Girl
  • Lolita01
  • Scy
  • HeartandK
  • Onsemiro Yegrina
  • Oxymore
Partager l'écrit
etoiledesneiges
etoiledesneiges :

Il n'y a pas à résister, tout le monde à une part de bon et une autre face sombre disons- le,
il n'y a rien à faire; faire avec ce qui est.
Travaille sur ton ombre et tu comprendras que dans la vie il n'y a rien de bien ni rien de mauvais, vivre le présent, se comprendre et tout ira bien.
Bonne chance.
Extrait d'un livre qui pourrait t'aider.
 
Qui n'a pas refoulé des attitudes spontanées afin de s'assurer l'approbation de ses proches ? Chacun a un côté obscur, partie intégrante de sa personnalité. Des expériences pratiques et des mises en situation qui donnent les instruments pour découvrir ce côté obscur de l'inconscient et en faire une force créatrice.Jean Monbourquette voulait devenir «médecin des âmes», il a finalement choisi d'être prêtre tout en se familiarisant avec la pensée de Jung. Il a été l'un des pionniers du dialogue entre foi chrétienne, spiritualité et psychologie. Ce livre est l'un de ses best-sellers.

Scy
Scy :

La minute culturelle, j'aime beaucoup, merci :-)
 
Qu'il est dur de ne pas se laisser aller au plaisir et à la facilité... Un combat de chaque jour. J'ai oublié ? Pourquoi au fait déjà ? (rire)

Lizo, diary of a « lover »
Lizo, diary of a « lover » :

@etoiledesneiges : Merci! :) Quel est le titre du livre?

Alors oui, je comprend mais sinon... Parfois faut vraiment savoir dompter ces cotés obscurs. Donc oui, le travailler il le faut!

Lizo, diary of a « lover »
Lizo, diary of a « lover » :

@Scy : haha ouiii parfois il m´arrive de me perdre dans ces choses là aussi :p
Oui c’est vrai... difficile et parfois contraire à nos ambtions! (Enfin difficilement alliables)

etoiledesneiges
etoiledesneiges :

Apprivoiser son ombre. Le Côté mal aimé de soi en poche 7.20 sur amazon