27 août 2017

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Hier était une journée anniversaire et autant dire que je n'étais pas en forme... trop de souvenirs et d'émotions. D'autant plus que je l'ai vu hier mais seulement quelques minutes, mon bel attrape-coeur. J'ignore s'il se souvient de ce que nous avons vécu ce jour-là, enfin s'il souvient de la date et j'avoue que j'aimerais sonder son esprit pour le savoir.

Il y a deux ans, quand je me suis réveillée ce dimanche-là, j'ignorais que je vivrais la journée la plus intense de notre histoire. Nous n'étions pas seuls et dans les premiers temps, nous n'avons eu que nos yeux pour nous aimer. Mais ce n'était pas assez, ni pour lui, ni pour moi. J'avais besoin qu'il me touche, qu'il m'embrasse, de l'odeur de sa peau, de la chaleur de ses mains, de son envie de moi... Ce jour-là on a fait preuve d'audace et de folie et ça me manque. Si notre étreinte a été puissante et merveilleuse, ce que je retiens surtout de ce 27 août 2017, c'est tout ce qu'on s'est dit, surtout ce qu'il m'a dit. Pour la première fois, il a été moins pudique dans ses mots, moins coupable d'éprouver ces sentiments à mon égard. "Alors, reste !" est la phrase qui me revient sans cesse parce que moi je suis restée... c'est lui qui est parti 8 jours après...

Dès le lendemain de cette incroyable journée, j'ai senti qu'il y avait quelque chose en lui de différent et je ne peux pas croire qu'il m'ait menti pendant des années. Avec le recul, je pense qu'il a eu peur... de notre différence d'âge, des implications parce que nos familles se connaissent et surtout de cette folie qu'il y avait entre nous. Je crois sincèrement que ça remettait trop de choses en cause dans son esprit, ça changeait tout ce qu'il croyait, ce qu'il savait. M'aimer c'était avouer qu'il ne savait rien et que ce qu'il croyait n'était qu'illusion et faux-semblant. Il a préféré la fuite.

Dans les premiers mois de la séparation, je sais qu'il a souffert, peut-être pas autant que moi parce que c'était sa décision, mais il a souffert. Je me demande toutefois si la douleur ressentie était pour moi ou pour le fait de se rendre compte qu'il vivait dans un sorte de déni, de lui, de ce que sont les autres. Était-ce le deuil de son insouciance qu'il pleurait ou moi ? Je n'aurai jamais de réponse et ça me torture.

Hier quand je l'ai vu, je n'ai même pas osé le regarder, enfin pas franchement. Je ne voulais pas croiser son regard, de peur qu'il y lise tout ce que je ressens encore, mais je l'ai observé à un moment, il faut dire qu'il était particulièrement sexy, et il l'a remarqué. Je m'en suis voulue de ne pas avoir pu détacher mon regard ne fusse qu'une seconde plus tôt... je me suis sentie minable et pathétique.

Aujourd'hui, je vais tenter d'oublier ce sentiment de honte et m'atteler à faire tout ce que je dois faire. Mais je sais déjà que j'entre dans une période difficile et j'ai du mal à retrouver mon énergie. Je n'ai pas été au sport depuis une semaine, je m'enlise dans les tâches ménagères et mon quotidien se résume à ressasser mes souvenirs... Si seulement je pouvais déconnecter mon cerveau, juste quelques heures... oublier pour ne plus avoir mal.

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