L'essai

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Hier soir j'ai fait une crise d'anxiété, ça faisait longtemps que ça n'était pas arrivé. J'ai repris mes médocs que je n'avais pas sortis depuis une éternité, ça ne m'a pas calmée, j'ai refait une crise d'anxiété.

Puis j'ai regardé un documentaire animalier et j'ai pleuré parce qu'un bébé pingouin s'était fait mal en atterrissant.

Ma maman m'a fait du chocolat chaud et on a discuté toute la soirée, vieilles histoires de famille, ça allait beaucoup mieux.

Tout ça pour dire que mon self care est personnel et efficace.

Je ne suis plus la gamine en mal d'attention qui faisait croire qu'elle était folle alors qu'elle était juste malade, mais à l'époque je n'avais pas conscience du validisme.

Ça m'écoeure un peu parce que je donnerais tout pour me débarrasser de mon cerveau mais à quatorze ans c'était tellement bien d'être bipolaire, tout ce que je voulais c'était être bizarre, différente et appréciée pour ça, et je me faisais du mal pour ça, parce que c'était trop cool d'être martyre, incomprise, et so grunge. Quand j'ai compris que ma maladie ne faisait pas cool et que les symptômes sont devenus de plus en plus vifs j'ai vite déchanté.

Je ne suis pas satisfaite de la vie mais pas de ma vie, parce que rationnellement c'est loin d'être la pire. De toute façon il n'y a que les mieux lotis qui souffrent, les autres n'ont pas le temps.

J'admire vraiment le courage et l'optimisme, j'aspire à atteindre cette doctrine de vie, vers laquelle je m'approche petit à petit.

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