Justes craintes

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Je trouve ça curieux, comment on souffre en silence. Il y a des peines dont on ne parle juste pas. Il est vrai que je me plains beaucoup de mon anxiété et autres troubles, mais ça reste des problèmes très personnels. Enfin, qui ne concernent que moi.
Parfois je pense à la mort, parce qu'elle ne m'a jamais touchée de près et que je suis terrifiée à l'idée d'être confrontée à la perte d'un proche. Mais puis je me dis que trois de mes grands-parents sont morts dont l'un avant même ma naissance, et ça me rend triste. Pas parce que je les ai oublié, ou par déni, juste parce qu'ils vivaient loin et qu'on aurait pu avoir une véritable relation s'ils étaient plus proches géographiquement. Mais on n'a pas eu de vrais moments intimes, et en quelques sortes ça me préserve d'une plus profonde douleur, mais il y a quand même des choses que j'aurais voulu faire avec eux. Et des moments où j'aurais pu être plus gentille. Je regrette, mais c'est comme ça, je pense rationnellement. Et je n'en parle pas (sauf dans le cas présent, ça pourrait être une antiphrase sauf qu'écrire n'est pas l'équivalent de parler). Donc la mort m'a concernée, indirectement, mais pas encore avec quelqu'un proche de moi. Et ça me terrifie, oui. Je redoute le moment où j'aurai de vrais problèmes. Parce que malgré la cyclothymie je vis vraiment bien et j'ai honte même d'oser me plaindre.
Par exemple, là, j'ai peur de mes résultats qui vont tomber jeudi. Mais ils n'affectent que moi et ne sont que le fruit de mon travail. Je sais que j'ai fait de mon mieux avec mes capacités réduites (et je m'en veux encore même si je devrais pas, parce que la dépression et l'anxiété sont des maladies, et je suis dure avec moi-même mais en même temps j'ai l'impression que je dois l'être tant que mes maux ne sont pas visibles. C'est bête, je sais).
Encore un écrit brouillon, alors que le mois de septembre commence assez bien (mais file déjà à une allure folle, oui j'ai bien conscience de la date). Je me cherche sûrement encore des raisons d'être mélancolique. J'ai trop de temps pour réfléchir, sûrement.

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Evana 19
Evana 19 :

Quand on souffre on souffre. Peu importe la raison, la douleur est là. Certe elle nous touche tous a des degrés différents, et il nous faut la combattre. Mais si on part du principe qu'il y a toujours pire, personne ne devrait souffrir.
Tu as le droit d'avoir tes coups de moue et les exprimer. Parfois ça permet de mieux répartir. ( C'est mon avis)
Bisous a toi.

Imogen
Imogen :

tu as raison Eva, disons que c'est ma manière de rationaliser de me dire que je n'ai vraiment pas à me plaindre. bien sûr qu'on a le droit d'être tristes, à différents niveaux, les émotions sont difficilement contrôlables de toute manière.
merci en tout cas de valider les miennes. gros bisous :)