J'achèterai les fleurs moi-même

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Date sur la ligne du temps : 17 Mai 2018

Dernier jour de cours demain. Je sais pas encore très bien si je dois rire ou pleurer, la prendre à la take it easy for a little while ou à la live fast die young bad gurls do it well hunhun. Dans les deux cas je reste positivement nihiliste (après débat je peux juste employer le terme absurde mais j'ai l'impression que ça limite) et ça se résume à ça en fait. Efforts ou pas le résultat est le même et il n'existe pas d'interférence.
Conséquence : panique. Pourquoi on veut tellement laisser une trace, enfin, moi ça m'obsède et ça me fait penser que tout le monde le veut aussi alors que c'est pas le cas. Mais le passage dans cet espace-temps est si éphémère, c'est triste de ne rien en faire. J'ai l'impression que sans héritage socioculturel je ne laisse rien de ma personne. Que sont les souvenirs à l'échelle de l'humanité et avec leur caractère si éphémère, au fond. Bien sûr toutes ces réflexions me viennent de cette angoisse perpétuelle de la mort même si ce n'est pas la mort en tant que telle qui m'angoisse mais bien le fait que des éléments de ma vie continueront à graviter sans que je puisse en être témoin. Bref, je suis, comme à l'accoutumée, une égocentrique de première.
Mais c'est pas grave alors, si je me force à me comporter avec ce mode de pensée. Tout ne doit pas être une performance, je peux acheter des fleurs moi-même, prendre une grande inspiration et écouter les battements de mon cœur et avoir un moment d'épiphanie, et même citer subtilement mes livres préférés en espérant que quelqu'un capte la référence un jour. Au fond c'est ça que je veux, un échange idéal, mais les interactions sociales me laissent insatisfaites, je ne fais plus d'effort pour m'investir parce que les gens me lassent, pourtant je me passionne pour les gens, c'est bizarre, je veux pouvoir écrire sur les gens, pourtant je n'écris que sur moi, moi et moi-même avec l'excuse contesable que je peux prétendre à me connaître, mais ça ne tient pas parce que je ne sais pas tout de moi.
Alors désormais je vais parler d'échanges triviaux, peu importe combien de fois j'ai dû me censurer par peur d'être lue par quelqu'un que je connaissais.
Par exemple, aujourd'hui, dans le bus, un jeune garçon essayait de caser son pote Jean-Marc avec une fille par téléphone, j'ai trouvé ça rigolo, et c'est intéressant comme depuis que je n'ai plus de chansons dans mon téléphone je fais attention aux gens dans le bus, c'est gênant aussi mais intéressant, fin de l'aparté populaire, j'ai pas hâte d'être à demain, oh shit on est déjà demain.
Le nouvel an c'était quand déjà ?

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