J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer

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Ma vie est une tragi-comédie avec des notes dramatiques, c'en est risible. Je me cherche de la poésie dans les plus banales altercations; cette quête romanesque entache le nihilisme positif dans lequel je tente de m'enlisser. Cette tendance à embrasser l'absurde permet de se détacher plus aisément, car au final rien ne compte vraiment.
J'ai cherché des livres de seconde main, pour mon cours d'histoire de la littérature, avec mes amis. J'ai trouvé ce que je voulais mais pas ce que je cherchais, autrement dit il y a tellement de livres que je souhaiterais lire mais qui me détachent de mon but premier à savoir lire les livres imposés scolairement.
J'ai même été faire un tour (seule, parce que lesdits amis qui m'accompagnaient n'ont pas cours d'anglais contrairement à moi) à la bibliothèque de l'Université, c'est dire le désespoir dans lequel je me trouvais, et je me suis dépêchée pour pas arriver en retard au cours, justement. Étant une personne qui ne court JAMAIS, la précipitation est d'une rareté chez moi, et cela s'est fait ressentir sur mon corps que je ne peux malheureusement contrôler. Je ne dirais pas que j'étais en sueur, mais il faisait chaud, et c'est le moment qu'a choisi un individu de sexe masculin plutôt apollonesque pour prendre l'ascenseur avec moi. Bon, en vrai, c'était un solide 15/20, peut-être 16 avec un meilleur éclairage, totalement mon style par contre. Il m'a souri, j'ai sué, et jamais un ascenseur ne m'a semblé aussi étroit. C'était une bouffée d'air frais quand je suis sortie, malheureusement je ne suis pas physionomiste du coup je ne le reverrai plus jamais, du moins je ne m'en rappellerai pas, je peux juste supposer qu'il est en droit sachant qu'il est descendu au troisième (mon sens de l'observation me sauvera, par contre). C'est toujours les droits, un jour un certain jeune homme m'a demandé si je passais l'exam de droit constit' et j'avais limite envie de dire oui pour pouvoir prolonger la conversation avec lui.
Bref, je fais des montagnes d'interactions ratées, parce que comme je te l'ai fait remarquer hier, je désespère socialement. Un jour j'écrirai un essai entier sur un inconnu qui m'a frôlé l'épaule dans le métro.
En espérant pouvoir rencontrer des gars plus accessibles, entre temps je me contente de Racine et Voltaire, les deux véritables amours de ma vie.

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