Thématique accablante, virgule, virgule,

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Si on devait écrire un biopic sur moi il s'intitulerait "La frustration me consume", puisque c'est un peu un état constant au vu de mon insupportable caractère (avec pour jouer mon rôle l'allégorie de l'irritation). Ça résonne un peu comme un son de cloche, t'sais un peu comme The Bell Jar, sans les artifices new-yorkais de base. Je voudrais un peu de sérénité style bruits de vagues et sable qui ensevelit les pieds (secs sinon ça colle à la peau). Au lieu de ça je vais finir la tête dans un four en référence à notre chère Sylvia, enfin ça serait pousser le fanatisme un peu loin j'suis pas dans une détresse irrécupérable non plus. Mais je sens dangereusement l'éclat de verre approcher, pas non plus un bain sanglant du genre arracher un bout de peau dans sa baignoire en se rasant, plutôt comme une lutte contre mes inhibitions. C'est ridicule, je peux prévoir ça. Faudrait que je calme mes ardeurs parce qu'au fond, y a que le nihilisme positif qui peut me sauver, sans pour autant céder à la tentation du consumérisme compulsif, mais je veux dire, on va tous mourir au final alors autant faire des choses qui nous plaisent. Je comprends pas trop ce désir de stabilité, j'ai envie de me dire à l'aube de ma mort que j'aurais bien vécu, fin même si en soi on peut pas prévoir ÇA, au moins me le dire chaque jour. Genre quand y a un moment super intense et que tu te dis "wow ça fait trop scène de film là je dois trop l'écrire pour m'en rappeler" mais ça représentera jamais l'intensité du moment, parce qu'il faut le vivre pour comprendre, ou que les souvenirs vont venir altérer la sensation, c'est un peu ça que je veux ressentir tout le temps, après c'est peut être comme d'habitude un sentiment d'idéalisme et de rêverie dont je suis incapable de me séparer même si je suis consciente que rien n'a de sens au fond, qu'il ne tient qu'à moi de faire sens, comme il ne tient qu'à moi de ne pas encore vouloir mettre de point à cette phrase parce que les virgules me conviennent bien, mais je vais le faire maintenant pour une question de syntaxe.
Revenons-en à la frustration ou comme j'aime l'appeler cette ruineuse de moment, en vrai je crois que c'est ma tendance à succomber à la contemplation de l'existence qui me force à me trouver malheur partout, or je l'ai déjà souvent dit il ne tient qu'à moi de faire ce qui est en ma capacité pour modifier ma position. Pourtant cette entité invisible me bloque, cet état un peu entre les deux, juste après avoir vécu le moment mais assez frais pour que tu t'en rappelles et que tu puisses l'analyser avec le recul, c'est là que je me trouve, je ne sais pas ce qui me trappe au fond de cette cloche de verre et je suis pas sûre d'avoir envie de faire sa connaissance, pour l'instant je me contente de gratter les parois à l'encre et voir où ça me mène.

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