J'ai même pas su gratter les cordes de ma guitare poussiéreuse

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J'ai essayé de banaliser mon mal-être, ça n'a pas marché évidemment, peu importe à quel point je me leurre, je peux essayer de me convaincre que je suis capable d'accomplir de grandes choses, c'est pas vrai, je ne marque personne, je ne manque nulle part (dixit Sartre). Peut-être que tout va bien un jour et que le lendemain tout s'effondre, parce que je suis comme ça, pas constante dans mes humeurs, je ne suis pas à plaindre parce que je suis qu'une pauvre fille, je vaux pas mieux que tous ceux que je dis mépriser, parce que je suis bonne qu'à me morfondre, et je suis pas sûre de pouvoir tirer profit de cette activité.
Je me suis essayée à tellement de choses, pour me rendre à l'évidence, je n'ai aucun talent, aucune profondeur, rien qui puisse me faire atteindre mes aspirations de grandeur. Je veux aider les autres mais je ne sais même pas m'aider moi-même, et je me fiche de moi-même, je suis déjà perdue, tout ça je l'écris sans réfléchir, parce que réfléchir me tue, parce que c'est comme s'il y avait une armée dans ma tête, parce que j'ai dû mal à respirer sous pression, parce que mes anxiétés me dévorent, parce que mon parcours ne se résume qu'au mot incapacité. Encore pire: je suis PRESQUE capable, c'est jamais assez, toujours dans la demi-mesure, un rocher de Sisyphe au rabais. Je me fais honte, j'ai tellement d'attentes et de convictions, si peu de potentiel, c'est comme un tas de déceptions et de presqu'acquis qui s'alignent, c'est ça, je suis une déception, demain ça ira mieux je sais, et après demain ça sera peut-être pareil, je sais pas, je sais rien, c'est toujours comme ça et ça continuera de l'être. (Jusqu'à ce que je le supporte plus?)

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