Catharsis

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Parfois je sens que je prends beaucoup de place. Je parle de moi et je ris trop fort.

En vérité j'ai surtout peur d'avoir de l'espace. Il faut à tout prix combler le silence, sinon tout s'échappe. Sauf que maintenant j'ai compris qu'il ne fallait pas du contenu à chaque instant pour pouvoir vivre pleinement un moment.

Je laisse donc ici cinq espaces de vide.

Et maintenant le contenu peut reprendre. C'est paradoxal puisque parler pour rien dire, écrire pour écrire, est d'une futilité sans égale mais je considère important mon travail de recherche lexicale. Je suis pauvrement inspirée parce que peu se passe, et quand bien même il se passe je ne m'explique plus; tout l'intérêt du devoir de mémoire disparaît. Je préfère garder tout ça, parce que c'est beau, parce que je suis égoïste, et parce que seul mon malheur vaut la peine d'être partagé. Enfin, il y a de ça et aussi mes incertitudes.

Ici je ne sais pas très bien ce que j'essaie de dire ou de faire passer, il me semble que je suis arrivée à un point où tout est bien donc je suis blasée, et comme à chaque fois il va se passer un truc qui craint parce que tout n'est jamais blanc ou noir. La loi d'optimum fait bien son travail. Donc je ne sais pas trop, j'écris pour écrire comme mentionné plus haut et peu importe la légèreté de ces arguments, on va ancrer la paralysie émotionnelle dans l'éphémérité du moment, avant de pouvoir se diriger vers l'euphorie, et là au moins je pourrai prendre de la place.

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