Long et compliqué (changement, musique et philosophie intérieure)

lu 529 fois • écrit publicAjouter aux marque-pages

J'ai cette sensation bizarre dans le ventre. Indéfinissable. Ça ne fait pas mal, c'est plutôt comme une gêne. Le sentiment que quelque chose va changer. Je n'aime pas le changement (Et le sport, et mon horoscope de cette semaine qui me dit que j'ai besoin de changement et que je devrais faire plus de sport), et cela explique sûrement mon impression désagréable. J'essaie de me rappeler ma routine quotidienne sur le mélancolique My Immortal d'Evanescence.

Se lever au son d'une alarme stridente le matin. Faire en sorte que sa tête n'explose pas en pleins de petits morceaux de chair rouges, dégoulinants. Rire d'un événement anodin. Pleurer d'un événement anodin. Se poser sur l'asphalte chaud d'un parking et attendre. Écrire sur mon bras les paroles de Space Oddity, Demons, Creep. Changement de piste. Feel like living de Hothouse Flowers. Regarder avec amertume les oiseaux qui volent bas et la liberté que l'on n'aura jamais complètement. Devoir expliquer que non, le "Zombie" duquel je parle n'est pas celui de ce rappeur français, mais le vrai, l'unique, le culte titre des Cranberries. Répéter plus fort parce que personne n'a entendu, ou parce que personne n'a voulu entendre. Supporter cette flamme qui brûle en moi. Me sentir infiniment loin de tout ça. Ne plus penser à rien. Sombrer profondément. Jusqu'aux sirènes. Et revenir. Plus forte, plus grande, plus déterminée. À jamais. Quelque chose va changer. Je ne sais ni quoi, ni quand, ni comment. Et je ne sais pas si c'est bon signe.

"I'm wasting my young years...it doesn't matters" résonne maintenant.

C'est vrai je crois. Je gaspille ma vie entière à réfléchir, penser au futur, au changement. Terrible. Peu importe. Je pense, donc je suis. Descartes, je crois. Mais si je devais réduire ma vie à trois choses seulement, elle ne serait composée que d'écriture, de lecture (cela va de soi) et de musique. Je n'ai aucun talent musical mais lorsque j'entends un son mélodieux, je le perçoit avec une grande sensibilité. Ça m'apaise. Il y a le dessin aussi. Ça fait quatre choses. Quatre... c'est pas mal. Mais cinq c'est mieux (je préfère les chiffres impairs). Donc, ma misérable et fragile existence se composerait de lecture, d'écriture, de musique, de dessin et de... de philosophie. De la quête de moi même, de mon esprit torturé. Mais aussi de celui des psychopathes du quotidien. Le cerveau est une énigme complexe, et toutes ces activités indispensables me permettent de tenir le coup. Lire, écrire, écouter de la musique, dessiner, philosopher. Cinq chose banales. Comme les cinq doigts de la main.

Et je me répète, et je passe d'un sujet à l'autre... je ne sais pas garder le fil. Ça ne suit aucune logique concrète. La seule logique de mon esprit. Overthinking.
C'est juste trop long et compliqué.

8
+1
Ils aiment cet écrit :
  • Sewouenn
  • Nabila
  • Lucie-in-the-sky
  • Westerlies
  • UneFilleNxrmale
  • Gabriellee
  • Charli
  • Michi And Nalia
Partager l'écrit
Lucie-in-the-sky
Lucie-in-the-sky :

" .. Maybe We areWe are" "I chasing old ideas I doesn't matter" <3

Imogen
Imogen :

London Grammar forever x) !

UneFilleNxrmale
UneFilleNxrmale :

Superbe texte, comme d'habitude :)

Imogen
Imogen :

Moooh, merci, tu me gênes là (dans le bon sens :))

Jenna Hammilton
Jenna Hammilton :
• modifié 23 sec. après

'Je pense donc je suis," c'est le cogito de Descartes, si j'ai bien suivi mon cours ^^
Mais superbe texte, le plussoie