Evacuer

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4h34
Je suis attablé à une aire de repos avec un jeune homme, une jeune femme, et une femme. La jeune femme est particulièrement agaçante; elle ne cesse de faire ou dire tout ce qui m'énerve. Je lui demande à plusieurs reprises d'arrêter mais peine perdue.

Me voici en train de peindre une toile de taille moyenne - une quarantaine de centimètres de long. J'essaie de réaliser un tableau moderne avec des coulures et des empâtements faits de cordons de peinture, mais elle ne cesse de modifier mon oeuvre malgré mes protestations vives. Je lui dis soudain : "Ben dis donc, t'es vraiment c'que t'es, toi : une conne !" (textuellement). Sur ce, je me lève et me dirige vers une habitation délabrée sans toit et sans murs (juste une structure) qui est censée être dans mon esprit des WC publics. J'y entre tandis que la fille pousse un hurlement déchirant tout en criant effrayée : "Non ! Pas là !!!" Je ne réponds pas mais constate soudain que quelqu'un a posé une épaisse chappe de béton, toute fraîche, dans laquelle je piétine jusqu'aux mollets. Pas de quoi s'affoler comme elle le fait, mais bon. Une femme me dit de loin que la fille a raison et que je dois sortir, aussi je reviens sur mes pas.

5h28
Je me sens commencer à trembler tandis que je glisse dans une sorte de transe. Ma vision se dédouble comme un double-écran à la télé : l'écran du haut est flou, d'un gris clair bleuté, et l'autre est noir, avec des parasites, en recherche de réception.

7h09
Assis dehors dans un parc. Tandis que je fais de l'ordinateur, des gosses passent, turbulents, près de moi. Ils repartent de vacances, c'était leur dernier jour. Ils ont joué dans la journée avec des jetons de belote censés m'appartenir et lorsque l'on me remet la boîte, je constate dépité qu'il en manque beaucoup et que le contenu est en désordre. En regardant mieux, il ne semble plus en manquer mais ils auraient pu avoir la correction de mieux les ranger.

Je me rends à l'intérieur d'un bâtiment , soit-disant la résidence où j'habite, et je vais voir ♥. Il n'y a plus de couloir mais toute une ossature de charpente en poutres et chevrons entre lesquels je dois ramper pour aller chez ♥. J'essaie de passer entre les espaces libres mais je reste bloqué. A ma gauche-arrière-bas j'aperçois du personnel de bureau qui évolue dans une pièce, et bien que je me redresse sur mes jambes je prends garde à ce qu'ils ne me voient pas.

Après mûre réflexion je décide de descendre les étages et d'aller au bureau. C'est une agence de Pôle Emploi, fourmillante d'activité. Sur une affiche je vois mon nom : j'ai rendez-vous aujourd'hui-même dans une demi-heure avec un conseiller. Incrédule, je me dis que la chose est impossible étant donné que je ne suis pas inscrit. Au moment où je veux rebrousser chemin et quitter l'agence j'entends que l'on m'appelle ! Je me dirige vers une femme stricte, tenant un dossier, qui me demande de la suivre. Je songe qu'elle va pouvoir m'aider à me réorienter professionnellement... Elle marche rapidement et je peine à la suivre. Chaque fois qu'elle se rend compte que je ne la suis pas assez vite je m'en sors en lançant une petite boutade. Nous nous asseyons et je veux remplir un dossier mais je n'ai pas assez de place car une de mes voisines a étalé ses fringues, sac, papiers partout. Elle me fait un reproche sur mon manque de sérieux mais je la remets en place et boule ses affaires pour avoir plus d'espace. D'autres personnes me considèrent avec jugement, mais je m'en moque. J'ai juste envie de les faire rire et me lance dans un numéro digne des plus grands humoristes. L'atmosphère se détend, les gens deviennent amicaux et rient à gorge déployée du "spectacle" que j'offre. Où que j'aille ensuite, je déclenche de la bonne humeur ! Je me prends alors à penser que j'aurais dû faire carrière dans ce domaine.

Je découvre soudain sur mon téléphone que mon petit-neveu cherche à me joindre. Je suis très étonné car il est encore trop jeune pour pouvoir utiliser un téléphone. Je dois vraiment lui manquer...

FIN DES REVES - et encore je ne les ai pas tous notés car certains étaient parcellaires et d'autres ont été oubliés au réveil.

Je ne sais pas si je vais tenir longtemps à noter mes rêves... Lorsque je vais reprendre le boulot je n'aurai plus assez de temps pour çà : le travail de retranscription est très long, et il faut le faire de manière très pointue en se remémorant bien les étapes du rêve. Je crois que je vais bientôt abandonner ce type d'écrit, d'autant que les techniques que j'apprends sur le rêve lucide me font produire une foule d'images !

A part çà je note que c'est la deuxième fois en deux jours que je rêve d'aller aux toilettes pour faire pipi. Ce thème récurrent m'a amené à consulter Internet pour vérifier si mon analyse était bonne, ce qui est effectivement le cas. En voici l'explication :

"Aller aux toilettes et faire la petite ou la grosse commission est un rêve fréquent et signifie toujours que le rêveur ou la rêveuse est en train de se soulager. Le soulagement en question est de nature psychologique.

Dans les WC, on se libère de contenus qui nous encombraient dans la vie et on se retrouve donc plus léger. Cette libération porte sur des sentiments ou des idées qui nous gênaient et nous pesaient. Après cela le rêveur et la rêveuse ressentent un véritable soulagement.


Lorsque l’on urine, le soulagement est réel mais il s’agit d’un aspect plus léger qui nous encombrait, comme une peur de quelque chose qui s’en va."

Une dernière chose : après avoir noté mes rêves j'ai regardé ce matin mes courriels et j'ai vu que j'avais reçu un message d'une application de cours d'anglais que j'avais désinstallée; à la fin de leur message ils m'écrivent ceci :

PS: N'abandonnez pas vos rêves!

“La vie commence là où votre zone de confort se termine”

Voilà qui rejoint mon rêve !

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Mikami
Mikami :

Je trouve ça super beau de retranscrire et d'analyser ses rêves ainsi. J'avoue que je ne pourrais pas le faire car très fastidieux, mais j'admire quand même ta façon de faire. Dans un autre temps, ça me permet parfois de trouver un certains échos avec mes propres rêves. ^^

Hector
Hector :

 Oui, c'est vraiment fastidieux, surtout quand on se retrouve avec une profusion de rêves dans la même nuit... :(
 

Mikami
Mikami :

@Hector : Ah ça, je l'imagine sans mal. C'est tellement difficile de se rappeler ne serait-ce que d'un rêve alors plusieurs... ^^

colombine
colombine :

Il me semble que ces rêves sont assez aisés à analyser pour toi. Je me trompe ?
Je reste dubitative sur le fait que, malgré l'envie pressante, tu n'ais pas fait pipi au lit. Je vais trahir un grand secret : il m'est arrivé de rêver "envie de pipi urgentissime", et si je ne me réveillais pas à l'instant même, zoup, pipi au lit :-(
Bon, tu me diras, j'ai souffert d'énurésie jusqu'à environs l'âge de 10 ans. 
Bon, Hector pas pipi au lit, je note :-)))

Hector
Hector :

Ben moi j'te bats : 11-12 ans :(((
Nan, j'avais pas envie d'pipiiiiii ! La vraie raison c'est bien que j'évacue en ce moment. Et hier c'était à un tel point que j'en ai jeté mon portable, tellement ma mère m'a agacé. Du coup j'ai dû m'en commander un autre sur internet.
 
J'y peux rien : faut qu'çà sorte...

colombine
colombine :
• modifié 23 sec. après

@Hector : 12ans, oki tu as gagné ^^
Ne me dis pas que tu as éjecté ton portable par exaspération ? Noooooon ! Mais c'est toi que tu punis là :-( 
Ta mère t'agace ? Tu respires un grand coup et, CALMEMENT,  tu dis "là, je suis agacé. Alors je vais te laisser." et tu raccroches. Je peux t'assurer, d'expérience, que ça fonctionne. Toi, tu t'es libéré en disant ce que tu ressens, elle a entendu ce que tu ressens. Ton soucis premier n'est pas de savoir si elle t'a écouté. Le tout c'est qu'elle ait entendu !
Et bénèf du truc, tu ne pètes pas ton téléphone ;-))  et donc tu fais es économies ;-)
Méthode non violente (pour toi) à renouveler à chaque fois que nécessaire. Ca peut prendre un peu de temps avant qu'elle n'écoute Parfois les mamans sont réfractaires aux changements ^^
Au début tu auras droit au chantage affectif "oh, mon fils me parle mal! J'ai de la peine !". Mais ça aussi, à l'usage, ça leur passe ^^
Le tout pour toi, est de rester calme, de parler "sans haine et sans crainte", mais de dire les choses, car tu as raison, faut que ça sorte.
Voili-voilà.
 
 oups, pardon pour le pavé

Hector
Hector :

Ton "pavé" est un pain d'épices, Colombe !
Tu es de bon conseil, et tu sais apaiser le feu comme tu sais désamorcer les bombes. Tu es d'autant plus crédible dans tes conseils que je sais que tu as vécu des choses semblables.
 
Merci ☼☼☼

colombine
colombine :

@Hector : oui mon ami, j'ai vécu, mais surtout, je vis encore des choses semblables avec ma mère. Ca va faire presque un an que j'y bosse, parce que, de temps à autre, il me faut lui faire une gentille piqure de rappel ;-)
big bisous