De Doux Dingues

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11h42

Je crois que nous sommes dingos, lui et moi. Lui, surtout... Est-ce une plaisanterie, un doux rêve, ou un acte bien pesé...

Nous nous étions dit en riant, le jour où nous sommes allés nous promener à Saintes, que ce serait chouette si nous habitions cette ville. J'y croyais comme l'on croit aux rêves impossibles, comme l'on croit gagner au loto et partir faire le tour du monde... Une envie, juste une envie, mais irréaliste et irréalisable. Seulement Stéphane, l'homme des déménagements, après une grande période d'accalmie, sent frapper à sa porte les vieux démons du changement, que j'avais à grand peine su exorciser et chasser de son crâne d'aventurier sur le retour...

Il a pris rendez-vous auprès d'une agence à Saintes pour un appartement qu'il a déniché au bord de la Charente et veut que je vienne cet après-midi avec lui visiter la maison. Quelle mouche le pique ? Et pourquoi ne m'y opposé-je point alors que tant d'aspects de la chose n'ont été posément étudiés dans nos esprits ? Que se passe-t'il au juste, dont nous sommes les victimes ? Victimes d'une forme d'hystérie jumelle car, il faut bien le reconnaître, au fil des lignes que j'écris je me mets à adhérer à cette idée de quitter ma petite ville balnéaire pour suivre ♥ dans ses lubies.

12h53

Cet empressement... "Sois prêt à 13h45", martèle-t'il. C'en est devenu obsessionnel chez lui, il me semble. Du coup je suis sensiblement refroidi.

16h56

Le soufflet est retombé. Affaire classée !!!

Lorsque la directrice de l'agence nous a accueillis, et qu'elle nous a ouvert la porte, j'ai ressenti comme un choc : wow ! Franchement, j'en suis tombé amoureux... je parle de l'appartement, pas de la jolie brunette au doux accent slave roucoulant. Celui-ci est vaste, avec quatre chambres. Le séjour est renversant, tout en grandes pierres de taille qui donnent à l'ensemble un petit air de salle d'exposition, avec une splendide cheminée d'un autre temps et de belles poutres... Le rêve, quoi ! Mais bon, ici s'arrête l'extase car il y fait un froid de canard doublé d'humidité. Le nom de la ruelle m'avait d'ailleurs interpellé juste avant que nous n'entrions car il laissait présager des inconvénients cités. Bien sûr il y a le chauffage, mais c'est du gaz et quand on sait que son coût a augmenté plusieurs fois au cours de cette année, çà fait réfléchir sérieusement. Et puis le stationnement n'est pas pratique, l'exiguïté de la rue est dangereuse, les commerces ne sont pas tout près, gnagnagni et gnagnagna. Donc...

Au final cela a suffit à calmer nos ardeurs de rêveurs, et nous sommes revenus bien gentiment dans notre petite ville balnéaire tout confort. Mouah ah ah ! Cette histoire tient du pétard mouillé !!!

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colombine
colombine :

Allez, faire les cartons :-)))

Hector
Hector :
• modifié 37 sec. après

@colombine : ♫♫♪ Et nonnnnn... :D

Addam
Addam :

ça sera sans doute pour une autre fois, un autre lieux. L'essentiel c'est d'être ensemble. 
Amitiès.

october
october :

Comme je connais et comme j'aime ces frissons quand  tout semble possible.
Et comme je m'aime quand j'écoute la "raison" en gardant le sourire.
Gros bisous Hector..j'adore ces écrits tout en poésie et en légèreté.
 
 

lucie srevat
lucie srevat :

Haha j'adore! Même ressenti qu' October.

Hector
Hector :

@october : C'est exactement çà, Octo : partir semblait si plaisant et riche en promesses... Mais la raison , elle, décortique le truc et nous dit que l'appart n'a pas que des qualités, qu'il me faudra trouver un autre job, vendre mon studio pour faire un apport (car on voulait acheter la merveille à deux), etc. Et comme mon studio a besoin de rénovation avant d'être vendu, il me faudra réaliser les réparations au plus vite, ce qui m'est impossible financièrement. Donc, on en reste là.
Mais le pétard mouillé a servi à nous faire rêver et à révéler la part de créativité qui est en nous :D
Gros bisous, October, et à bientôt de lire tes douces péripéties ☼

Hector
Hector :

@lucie srevat : C'était tellement grisant ! Tant de nouvelles perspectives, de nouveaux projets à envisager ! 
Mais, heu... matériellement compliqué, hi hi !... ce qui ne veut pas dire qu'il faille définitivement y renoncer. C'est juste une question de temps (cinq ans au minimum) et de savoir s'y prendre différemment :D

colombine
colombine :

@Hector : C'est pénible cette réalité qui fait faire "pchitt" à nous rêves les plus fous-doux.
Bisous