#8/ Max La menasse

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Au pays des parano, j ‘aurais élu Max La Menasse volontiers mais il s ‘était déjà auto-proclamé chef, mais chef de mes deux comme on dit chez moi..

Max avait des rêves grandioses malgré sa petite taille et souffrait du sobriquet que lui avait trouvé sa femme : Pinochet. ,en référence au dictateur du même nom et du tyran domestique qu’il était.

Il s’ était retrouvé chez la psy, parce qu’il fut condamné à plusieurs reprises pour violences sur son voisinage, et tapage nocturne.

L ‘étendue de son délire, le poussait à mesurer son jardin chaque jour, persuadé que le voisin repoussait chaque soir la clôture qui les séparait. Il avait du reste envoyé des lettres de menace à ce dernier, qui finit par s ‘inquiéter.

Il venait donc contraint et forcé, et surtout pour son traitement neuroleptique, et Sachenka me disait qu’elle lui mettait la dose afin qu’il parut à peu près calme.

L ‘autre nuit que sa femme était en voyage ,il avait écouté tardivement et à tue tête, quelques musiques de marches militaires, grimpé sur sa table, le bras tendu, la moustache bien perpendiculaire, se prenant pour le Fuhrer, toutes lampes allumées, et phallus dressé devant sa fenêtre, de sorte que le voisin ainsi provoqué, finit par débarquer, et la police avec, afin de calmer ses ardeurs.

Arrivé au poste il menaça le commissaire, qui le plaça en cellule de dégrisement aussitôt. En effet Max avait un peu trop bu de bières allemandes et sentait le sapin.

Sa psychiatre fut avertie le lendemain, rv fut pris, et Max finit au cabinet pour rendre compte de son comportement de la veille, dont il ne put du reste dire grand chose, car il ne se souvenait de rien, mais continuait à incriminer le voisin de toutes sortes de plans fumeux, que son cerveau malade fabriquait à la vitesse d’une mitraillette.

Il refusait de s ‘allonger en séance, et préférait rester debout, tel un militaire au garde à vous, devant le fauteuil de Sachenka.

Il lui demanda quelle était cette bonne odeur dans la pièce, et elle lui répondit qu ‘elle avait fait bruler quelques encens avant son arrivée, alors qu ‘en fait elle était en train de fumer sa cigarette modifiée.

Max la Menasse s ‘en aperçut car rien ne lui échappait, et alors que Sachenka lui proposait de tirer quelques lattes, il accepta de s ‘asseoir, et pris cette cigarette d ‘un air étonné.

Sachenka lui dit qu’il s ‘agissait d ‘une nouvelle méthode de soin : » le dialogue ouvert » qui consistait à se parler autour d ‘un café fumant et fumant le remède lui même. Elle roula alors une autre cigarette pour lui seul cette fois,et Max trouva cette idée bonne, ils effritèrent ensemble quelques comprimés de Largactil.Je ne savais même pas que l ‘on pouvait fumer des neuroleptiques.

Sachenka n ‘avait pas réussi à faire coopérer son patient pour son traitement autrement qu ‘en le fumant.

Je crois que l idée du café, faisait baisser sa vigilance, et il ne sentait pas en soins du coup.

Max commençait à se relaxer, et promit de laisser le voisin tranquille jusqu’à la prochaine séance au moins, Sachenka avait bien perçu, que bien que marié, Max, nourrissait des sentiments très ambivalents pour le voisin. Une sorte d attirance refoulée et retournée en son contraire.... je l ‘aime devint il m ‘aime, qui devint il me hait.

Sachenka conservait dans son tiroir de bureau, un fusil appartenant au grand père chasseur de Max, car ce dernier avait fortement envie de plomber le voisin avec.

Il repartit chez lui, l ‘oeil explosé, mais il sembla redevenu normal quelques temps....

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