il est samedi

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Cher Journal.

Aujourd'hui c'était assez animé.

Ce matin, c'était un désastre. Mon père m'a réveillée sous ses cris, comme à chaque fois. J'étais très énervée.

Je suis allée avec eux chez mes grands-parents, pour faire plaisir à ma mère. Ce n'était pas si mal, finalement. Et ma mère était contente, alors j'étais contente aussi.

J'ai le cœur assez lourd, mon copain m'agace, je crois que j'aime Driss. Mais je ne suis pour lui qu'une amie, alors il faut que j'arrête. J'ai l'impression de sombrer entre ces lignes que je ne supporte pas, je ne parle que d'amour, d'amour, d'amour, c'est ridicule! Cela perd tout son intérêt, l'amour c'est dégueulasse, l'amour m'a toujours tué, l'amour c'est pour les pauvres, pour ceux qui n'ont rien.

Je me déteste. C'est minable et pitoyable, je me range dans la case de toutes ces gamines de dix-huit ans incapables de savoir ce qu'elles veulent, constamment entrain de râler, de se plaindre, à divaguer dans les extrêmes pour se complaire dans leur malheur. Je n'ai jamais essayé de me sauver, je me suis toujours laissée porter par le courant en espérant que quelqu'un sur son chemin, s'arrête et me demande si je vais bien. On choisit les gens que l'on aime, et j'ai choisi les miens car je savais que si nous pouvions avoir quelque chose en commun, ce serait le dégoût envers mon être. Je n'ai jamais cherché à être seule, je n'ai jamais promue le célibat, la solitude, car j'ai toujours besoin d'avoir mon téléphone dans la main non pas dans l'attente d'un message, mais d'un silence aussi perçant que le bruit pour me convaincre que je ne mérite rien. J'ai toujours été consciente de mes problèmes, des solutions qui s'opéraient à moi et j'en ai toujours fait qu'à ma tête. Je suis toujours allée à l'encontre de ce que je devais faire, car j'ai toujours su comment foirer mes batailles pour m'assumer perdante. Je n'ai aucun contrôle sur qui je suis. Je ne décide rien. Je me laisse porter. Je pourrais croiser les bras tout une journée et me rendre la plus malheureuse possible et être incapable d'y changer quelque chose. Je suis incapable de me canaliser, de réfléchir, de me poser. Je suis incapable de me sortir de ce pétrin sans aller dans l'extrême. Je veux me séparer de tout. Je veux apprendre à être seule. Je ne veux plus avoir peur. On m'a jeté sur la route pendant quatre mois consécutifs et j'ai pensé que je m'en sortirais. Je pensais que j'avais réussi.

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  • Jessy1
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