Je ne suis pas parfaite, et je ne veux plus me punir de ne pas l'être.

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Les points négatifs de la boulimie

Penser bouffe toute la journée !

Dents qui s’effritent, jaunissent et se déchaussent
Douleurs aux reins causés par les micro-lésions
Etat de fatigue extrême et tremblements
Peau du visage sèche
Rupture des capillaires du visage (pleins de petits points rouges)
Mauvaise haleine
Le sentiment d’être prise en piège dans un cercle vicieux
Perte de cheveux
Déchirure de l’oeusophage
Érosion, perforation ou rupture spontanée de l’estomac
Reflux oeusophagique
Risque de cancer des cordes vocales et de l’oeusophage
Palpitations cardiaque
Carence en enzymes digestives
Déséquilibre des électrolytes
Carences en vitamines et minéraux
Déshydratation
Aménorrhée
Les inquiétudes dû aux douleurs alarmantes à l’estomac et l’oeusophage (les douleur en coups de poignard au ventre, et les sensations de brûlures dû à la gorge irritée de 1 mois consécutif de vomissement chaque jour), les saignements, les malaises
Je dois vraiment continuer?


Les raisons pour lesquelles je me fais vomir

Ne pas prendre de poids en mangeant des quantités monstres


Les raisons pour lesquelles je veux arrêter de me faire vomir !

1. J'y pense h24 ! Je pense nourriture h24, à me restreindre, à ce que je peux et ne peux pas manger, c'est fatiguant et frustrant. Je pense que c'est la facilitée, alors que manger avec des écarts chaque jour tout en faisant du sport, ça m'empêche aussi bien de grossir ! (Comme à Ténérife) Se sentir healthy tout en mangeant sale et sans grossir, quoi de mieux?!

1bis. Mes habitudes ridicules comme sortir en se privant de manger dehors, ne pas manger pendant une journée et en être fière (alors qu’avant j’avais toujours des en-cas avec moi comme des amandes etc, et j’étais healthy sportive et mieux dans ma peau et mon esprit !), ne pas manger le soir (ce qui renforce le fait de vouloir s’empiffrer le lendemain)


2. Mon homme. Il veut que je m’en sorte pour que je puisse être épanouie, et je sais qu’il compte énormément sur moi.


3. Je ne veux plus ressentir de symptômes douloureux comme l’oeusophage qui brûle et des coups dans l’estomac. Je ne veux plus m’inquiéter de problèmes que je provoque moi-même

4. Je ne veux pas perdre mes dents


5. Encore moins mes cheveux

6.Je ne veux plus me sentir faible, fatiguée, et prisonnière d’un cercle de manger-s’empiffrer-vomir-s’allonger parce que je frôle le malaise.

7. Je ne veux plus me dégoûter. Juste à repenser aux dernières crises où je me levais la nuit pour cuire de la pizza, des frites, des croquettes de fromage, des nems etc, je vidais le frigo pour aller me goinfrer de gras dans mon lit, comme une… Grosse dégueu.
La nourriture que j’engloutis puis que je vomis, c’est-à-dire celle que je gaspille pour 30 minutes de « plaisir », mes parents ont durement travaillé, ont passé des heures au taff pour que moi, la fille qui dort de ses journées, descende et bouffe tout en une semaine, tout ça en plus pour le vomir après. Mais bordel, ça revient au même que de voir ma mère rentrer épuisée poser des courses sur la table, et les jeter à la poubelle quand elle à le dos tourné. Alors que je passe mes journées à lui dire de travailler moins, elle se tue la santé ! c’est comme si moi je lui rongeais le corps petit à petit. Et puis tu parles de ton frère qui lui pompait son argent quand elle se tuait à en avoir? Tu te crois vraiment mieux??? Tu fais exactement la même chose ! Lui pomper son fric et le vomir ensuite. Mais réveille toi punaise, c’est de la pure hypocrisie !!!!! Puis tu veux son bien-être, mais t’es même pas fichue d’être cohérente !

8. Je veux garder une bonne santé, avoir des enfants, avoir de bons intestins. Ils sont complètement bousillés sans que j’en connaisse la raison, et mes règles sont très douloureuses, de pire en pire sans qu’il n’y ait de problèmes visibles aux examens médicaux. Je suis persuadée que le fait de me faire vomir aussi régulièrement à un impact direct sur ces choses là (et pas que. On en parle de ma peau dégueulasse et de mes dents jaunes?!). Je passe des examens, je cherche à me soigner de maux qui sont en fait des conséquences et des signes clairs que mon corps m’envoie, mais je ne cherche pas à régler la source, la cause de tous ces problèmes. Même avec moi-même je suis hypocrite.

9. Je veux m’épanouir b*rdel ! Je veux manger dehors sans culpabiliser, manger en famille sans vomir ensuite, reprendre le sport en me sentant légère et pleine de bon oxygène, je veux manger bien et pouvoir dire que je suis ce que je mange, je veux ne plus me sentir emprisonnée dans cette spirale de merd* qui me fait enchaîner des phases dépressives-extrême fatigue sans explications. Je veux être heureuse et sentir que je profite de la vie, que je suis bienveillante avec moi-même, que je me chouchoute comme mon plus beau joyaux car je le suis ! Je suis la plus belle chose pour moi-même. Jusqu’ici j’ai toujours été ma pire ennemie, alors désormais, je ne veux qu’être ma meilleure amie.


Les moyens à mettre en place en cas de crise

1. Rappelle toi pourquoi tu as décidé d’arrêter, s’il te plait moi, relis ce texte. Si là, actuellement, tu le lis parce que tu es entrain de résister, sache que tu es la meilleure, et qu’en prenant le temps de venir sur cette plateforme retrouver ce texte, ça veut bel et bien dire que tu es en pleine voie de guérison ! Tu vas arriver à la contrer cette petite voix minable !

2. « Cheat la petite voix« . Fais autre chose, change toi les idées:

3. Yoga

4. Appelle ton homme, parle lui

5. Sors prendre l’air, vas faire un tour et balade toi !

6. Parle à ton frère, à quelqu’un, mais ne reste pas seule à imaginer comment re-criser ridiculement, lâchement et minablement. Imagine cette pulsion comme le personnage de ta petite voix qui est entrain de sautiller partout dans une pièce. Ce n’est pas ton envie, mais c’est la sienne, alors sors de la pièce et laisse le se refroidir seul, ne l’écoute pas. Toi, va calmement méditer, parler, faire autre chose. Une fois la pulsion passée, dis toi qu’elle EST PASSEE ! Ce n’est pas comme un jauge qui augmente à chaque envie, non, c’est plutôt comme une grosse tempête. Les nuages se font gris et menaçant, les gens rentrent chez eux (la crise commence à se manifester), puis la tempête s’abat, le vent frappe violemment, la pluie tombe telle une averse, tout semble presque qu’être apocalyptique (la crise paraît inévitable)… Jusqu’à ce qu’avec le temps, les nuages s’écartent peu à peu, les rayons du soleil se glissent à travers chaque faille entre les gros amas redevenus presque blanc, et la vie reprend son cours. Ca va passer, il faut juste attendre et t’occuper, je te le promets, bientôt ça sera de l’histoire ancienne.

7. Ecris. Ouvre ton journal, note comment tu te sens, comment tu veux vaincre cette crise, par quel moyen tu comptes le faire. Mieux tu analyseras la situation et comment tu la surmontes, et plus vite tu trouveras ta petite habitude à toi pour la combattre.
Bois un thé, mange quelque chose ?! Fais toi un petit repas sain, et termine le par ce qui te donne envie en quantité limité. Ce sera moins pire qu’ingurgiter plus de 2000 calories, et au moins tu auras couper la poire en deux: manger assez pour te sentir bien, mais pas assez pour te rendre malade.


Les moyens nécessaires afin de créer un environnement propice au bien être mentale, sans crise

Faire du sport chaque samedi (1h à la salle, danse à la maison, marche rapide dehors, courir)

Reprendre 3 repas par jour même si le souper est petit (un fruit et une tartine)

Faire des collations ! Réintégrer les amandes, noix, et autres snack healthy

Ne pas culpabiliser après un écart, tout le monde en fait ! Ni même culpabiliser en prenant un kilo. C’est quoi 1 kilo sérieux?!

Arrêter de compter les calories

Arrêter de se peser chaque jour mais le faire uniquement le mercredi et dimanche

Une crise en entraîne une autre. Lorsque pendant plusieurs jours je ne me faisais pas vomir, j’en ressentais moins le besoin alors que lorsque je reprenais les crises et vomissements, là dés le lendemain, la pensée de la veille me manquait presque. Et c’est toujours pareil, chaque crise est « la dernière », mais elle finit toujours par être une parmi tant d’autres… Alors cette fois-ci, il n’y aura plus de dernière ! Je me reprends en main maintenant, et cela va faire 1 semaine que j’ai résisté. 1 !!!

C’est un bon commencement, plus qu’à continuer comme ça. Surtout rappelle toi, même en cas de down ou de up to high (grosse joie ou gros bas), ne replonge pas là dedans ça n’en vaut pas la peine. C’est un engrenage auquel tu te sais réceptif, alors ne tente pas le diable et restes en éloignée, il y a pleins d’autres manières d’exprimer ses émotions, comme… L’écriture !!! Toi qui aime écrire, écris ce que tu ressens, pourquoi tu te sens comme ça, sinon fais autre chose. Mais s’il te plait, tiens toi éloigner de cette merd*.

Si tu es prête à aller mieux, alors il va falloir t’en donner la peine, changer les choses et te booster au maximum ! Il y aura des périodes plus compliquées que d’autres, mais sache que quoiqu’il arrive, si tu gardes cette motivation d’arrêter, alors tu en ressortiras gagnante ! Tu es une personne géniale, spontanée, créative, belle, tu es bien plus qu’un corps ou que des envies ! Cette épreuve, tu vas la surmonter et tu en seras tellement fière après, tu te sentiras en accord avec toi même, tes principes, tes envies, tes pensées. Tu auras plus de temps pour toi, plus de temps pour te chouchouter, et tu t’autoriseras enfin à t’épanouir. Là, tu es en chemin pour quitter ton rôle d’ennemie, et te replacer auprès de toi en tant que la plus bienveillante de tes amies. Tu es une championne !

Témoignages de personnes qui s’en ont sortis/essayent de s’en sortir

» Me punir, c’est faire passer cet excès de bouffe dans le registre maladif, du coté de la mutilation en me faisant vomir, en prenant des laxatifs, en me donnant volontairement la gastro… les gens évitent d’attraper la gastro normalement, nan? Donc je ne dramatise plus de perdre le contrôle face à la bouffe. Assume d’avoir des bourrelets, d’avoir une digestion pas très confortable, c’est un mal nécessaire, je ne m’arrête pas a ça. Je regarde vers l’horizon, si je réussis petit à petit à être comblée dans ma vie, je n’aurais plus besoin de me remplir ainsi de bouffe… »

« Même si c’est dur parce que d’une certaine manière, un tel comportement m’a permis de contrôler les calories tout en continuant de manger (ô saintes calories…. L’idolâtrie n’est qu’illusion..), mais aussi de perdre l’essentiel: savoir ce qu’est un repas normal, avoir conscience de son corps, de nos sensations, pour s’écouter… De nombreuses personnes que l’on juge normales en comparaison de nos petites personnes qui valent tout autant connaissent les excès, sans pour autant prendre ou perdre du poids. Elles ont simplement conscience de leurs sensations, de leur corps qui se régule tout seul. Sans laxatifs, sans sport à l’extrême..
Juste pour dire qu’il faut que l’on efface la page de nos TCA du mieux que l’on peut (il reste toujours des traces quand on gomme). On aura du mal, notre corps va souffrir un temps de cette normalité, comme un toxico souffre en expulsant les substances mortelles. Mais au final, ce qui nous attend, c’est la vie, simplement…
Moi aussi je suis en désintox en ce moment. Mon dieu que c’est dur. Je le sens déjà mieux, mais comme un toxico je ressens le désir de ma dose de …wc …de tca.. C’est dur de revenir à la normal… mais c’est pour notre bien ! «

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  • Maryline_du_59
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