Pensées d'un dimanche soir sur la terre

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♫ Musique d'ambiance : [source]
Titre : HAVASI — I Walk Alone (LIVE at Budapest Arena)
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Ma très chère Plume,

Je suis là avec mon mélange de pensées positives et négatives qui s'affrontent cherchant à trouver l'équilibre dans une situation instable qui s'éternise.
A écouter de la musique avec des oreillettes à la noix, c'est nul les oreillettes, je sais ce n'est qu'un détail, c'est pour dédramatiser l'instant, c'est pour focaliser sur un truc sans importance que je sais pouvoir régler avec une grande facilité, pas comme le reste.

Je suis tellement déçue par les gens, tellement meurtrie aussi, et tu ne peux pas vivre sans, tu dois composer avec eux, te cogner dedans, défendre ton bout de bifteck, te battre contre eux et pour eux.
Ils t'obligent à leur faire du mal pour ne pas les laisser continuer à t'en faire à toi.


C'est débile mais c'est comme ça, moi je ne fais que suivre les règles du jeu, de leur propre jeu, mais franchement j'aimerai passer ma vie autrement.
Ils font leur propre mal et t'entraînent avec eux même si à la base tu n'aurais pas voulu les suivre dans ce que tu considères comme da la pure perte de temps, comme des actes stériles et vides de sens.


Nous ne sommes pas au pays des bisounours nous disait ce Directeur d'entreprise, non bien-sûr, mais nous y gagnerions à nous contenter de faire ce que nous avons à faire sans chercher à écrabouiller les autres pour nous sentir exister.
Je les ai toujours regarder faire en me demandant à quoi ça sert ? Du haut de mes 3 pommes et mon regard à ce sujet n'a pas changé.
J'ai toujours refusé, je me suis toujours dit "jamais je ne deviendrai comme eux", ma décision était déjà prise j'avais à peine 4 ou 5 ans.
Je m'en souviens j'étais planquée sous la table et je les écoutais, cherchant à comprendre qui étaient ces drôles de gens au fond, ces grands qui me terrifiaient et dont je ne comprenais rien, ni d'eux ni de leur monde.


Je suis toujours cette petite fille planquée sous la table à les écouter et à les observer, sauf que j'ai grandi depuis et que j'ai bien été obligée de sortir de dessous la table et d'aller me joindre à eux et de me mêler à leur vie et à leur monde dans lequel je n'ai fait que de me heurter où que j'aille et quoi que je fasse.

J'ai bien été obligée de me barricader à double tours dans mon armure d'acier et de prendre un peu de leurs armes pour ne pas me faire bouffer toute crue, du haut de mes idéaux de bisounours trop tendre.


Pourtant j'aurai préféré qu'ils me fichent la paix, qu'avaient-ils à y gagner à venir m'affronter ? Moi qui n'aspirait qu'à vivre loin d'eux ou au moins pacifiquement tant qu'il m'était impossible de m'en éloigner. Oui je suis très/trop "peace and love" moi.

Mais les gens ont ce besoin de se ruer sur toi même si tu ne fais pas de bruit, tu les déranges tout de même je n'ai jamais compris pourquoi, alors t'es bien obligé de te défendre et je n'ai cessé de lutter pour gagner une petite place, et même lorsqu'elle est toute minuscule ta place, tu sembles malgré tout toujours en prendre de trop à leurs yeux.

Bref ils me cassent les bonbons et je suis fatiguée, alors je joue à cache-cache mais même planquée dans mon coin ils ne me lâchent pas les sal"uds !

Voilà à quoi je pense ce soir et je me revois du haut de mes trois pommes planquée sous la table à les écouter et les observer et refuser de devenir eux.

Je ne veux pas et c'est mon droit !


Mais je dois vivre avec eux, ça par contre il est difficile de faire autrement même si je fais tout pour l'éviter, je vis au milieu mais de loin........Physiquement présente mais mentalement très ailleurs.
Je n'ai pas trouvé mieux pour survivre ma Plume.
Et j'en suis profondément désolée pour moi, pour la petite fille planquée sous la table.

Et je tiens à m'en excuser petite, mais j'ai fait de mon mieux, pardon.

Mais on s'en est bien sorties jusque là petite, nous le savons toi et moi que ça aurait pu être pire, bien pire.

Et j'ai tenu ma promesse petite, nous ne sommes pas devenues eux toi et moi.

Et ils m'en ont fait payer le prix mais je m'en fous.

Est-ce que tu le vois ?

Oui tu le vois, je te vois sourire planquée sous la table......

Je te dis tout ça avec mes mots en foutoir, c'est mal écrit; c'est mal dit, c'est pas joli.
Mais ce sont mes petites fleurs des champs, ce sont mes petites pâquerettes, mes coquelicots, mes boutons-d'or, mes orchidées, mes primevères, mes oeillets, mes bleuets, etc....

Tu avais raison papa je ne suis que de la mauvaise herbe, et je vais te dire tant mieux !

Tu ne voulais pas d'enfant, quitte à choisir tu aurais préféré un garçon mais tu as récolté une ortie blanche, c'est pas de chance.

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mon courrier
mon courrier :

Vous êtes un bouquet de fleurs des champs à vous toute seule, et sentez le bon parfum de la candeur, et de la pureté, restez comme vous êtes. Votre texte est très beau.

Blue Moon
Blue Moon :

@mon courrier : Merci !

AazBonaarBoziik
AazBonaarBoziik :

C'est amusant j'ai la chanson de la mauvaise herbe de Brassens dans la tête avec ce très beau texte :) Reste comme tu es, si ils ne t'aiment pas c'est qu'ils ne te méritent pas ;) Courage et bisous :)

Blue Moon
Blue Moon :

@AazBonaarBoziik : Oh merci beaucoup, bisous ;-)

Elisa01
Elisa01 :

Je me suis faite ma même promesse, j'avais 7 ans... Je l'ai trouvé particulièrement touchant de sincérité ce texte, blue moon.
C'est vrai, tu es un bouquet de toutes ces fleurs et tu en exaltes toutes les odeurs au travers de tous tes textes.
Bisouss
 

Blue Moon
Blue Moon :

@Elisa01 : Merci beaucoup à toi Elisa, bisous !