Leçon 1: Je nous y vois déjà.

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J'aimerai pouvoir dire que je suis sereine et bien dans ma peau alors que je déménage dans deux semaines à plus de 20 000 km de ma vie mais les fais sont là: ce n'est pas le cas.

Le problème n'est pas que je sois stressée non plus en fait, le problème est que je ne réalise toujours pas que je vais partir.

Je pense d'ailleurs que c'est idiot puisque J'AI fais ce choix, j'ai demander à partir, j'ai même insisté et maintenant que mon billet est pris je ne réalise toujours pas tout ce que je laisse derrière moi.

C'est comme si je retenait ma respiration et qu'a tout moment j'allais m'étouffer.

Et pourtant chacun sais que c'est impossible.

Seulement je n'avait pas le choix, j'ai donc pris la décision de partir mais mon cerveau ne veux visiblement pas imprimer

Imprime!

imprime!

imprime, bon sang!

Tu devais partir, l'étaux se resserrai, il est temps de recommencer.

Tout partait en fumé, tu as bien fait.

Voilà ce que je me répète depuis des jours.

Pourtant je sais que je ne regretterai pas mon choix et qu'il le faut mais je ne suis pas sûre de pouvoir jouer la dernière scène.

Je nous y vois déjà:

Mes amis et moi sommes tous à l’aéroport, ma sœur aussi mais pas mon père à qui j'aurai finalement demander de ne pas venir au dernier moment.

Ils sont tous là devant moi alors que je vais prendre l'avion et ma sœur pleur, elle à la morve qui lui coule au nez ce qui n'est pas très glamour.

Elle aura pleurer une bonne partie de la route à l'aller et pleurera encore plus au retour.

Je la console, elle et mon autre amie qui, bruyante comme elle est, se fait remarquer à chouiner comme une gamine et je force une ou deux larmes, surtout pour la forme, pour lui faire plaisir avant de me tourner vers les autres.

Je FAIS un câlin à tout ceux qui sont venu là pour moi, mais je n'attends qu'une chose: LUI

Parce que çà a toujours été lui et ça le sera toujours.

Le câlin est bref, beaucoup plus cours et moins intense qu'avec les autres mais ça me va.

Alors que je dis au revoir à tout le monde je force à ne pas pleurer, pour de vrai cette fois: IL va me manquer le con.

Avant de partir définitivement je regarde tout le monde et mon regard s’attarde sur LUI.

Mon regard pour les autres est doux, le regard que je lui adresse est d'une neutralité total: je refuse qu'il me vois triste pour sa gueule d'ange.

Un dernier câlin à chacun, une tape une l’épaule, un peu de réconfort et quelque larmes de crocodiles pour la route. Vrai ou fausse? je ne sais pas encore, nous verrons.

Je me tourne ensuite vers mon homme qui m'attends et nous passons tout les deux la douane mains dans la mains.

Je m'isole ensuite dans les toilettes et deux larmes sortes de mes yeux. Au final, il ne saura que dans deux ans et c'est très bien comme ca.

Mais ça va aller.

j'ai lu une citation qui disais la pluie du matin sèche aussi vite que les larmes d'une femme.

Je suis la femme de cette citation.

La vie n'est-elle pas une vallée de larmes qu'il faut boire goutte à goutte ?.
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