09/02/2019 - 01 - On aurait pu vivre heureux...

lu 78 fois • écrit publicAjouter aux marque-pages
Cet écrit participe au concours L'amour
♫ Musique d'ambiance : [source]
Chargement de la musique...




Cher Karstolgronhaal,

J'ai envie de te parler d'amour aujourd'hui... Un amour que tu connais bien maintenant. Cela fait longtemps, pourtant de temps en temps je ressens encore cet amour. Je ressens encore le besoin de l'entendre, de la voir, d'être dans ses bras. Elle me manque tant. Je pense à elle et je me dis que la vie peut souvent être injuste avec les êtres. Après tout, on s'aimait, il n'y avait pas de doute possible là dessus, mais au final, cet amour est resté inavoué. Tel le poème d'un barde, je le conte aujourd'hui tel une légende des temps anciens, pourtant cette histoire est récente. Dans l'histoire de l'humanité, ce n'est qu'un battement de cil. Cependant, cette histoire m'a marqué au fer rouge. Peut-on faire plus romantique? Au final on peut résumer cette histoire comme un conte. "Il était une fois une princesse prisonnière d'un donjon de solitude et de tristesse, son âge ne reflétait pas sa sagesse ou son âme qui restait très enfantine..."

Cela pourrait résumer sa situation, c'est presque poétique, presque le début d'une histoire qui aurait fini en "... et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...". Cependant cette histoire n'est pas un conte, mais une tragédie. La fin de ce conte serait plus-tôt "... rongée par la tristesse et le désespoir, elle mit fin à ses jours, laissant le prince en proie à la solitude et à la tristesse, cependant, elle savait qu'il serait assez fort pour en sortir grandis. Même à travers la mort, elle continua à le protéger, jusqu'à la fin de ses jours...". Cette histoire comme tu l'auras finalement compris, c'est notre histoire à Émilie et moi. Une histoire qui m'a marqué au fer rouge, et qui aujourd'hui continue à me faire croire à l'amour version conte de fée. C'est mon droit d'y croire envers et contre tout, même si cet espoir me plonge souvent dans une tristesse infinie. Je constate avec effroi de la nature des humains dans le domaine de l'amour, malgré le fait que je sois familier avec cette barbarie... Peut être que je devrais lui écrire une petite lettre. Tu ne crois pas?

Ma chère Émilie,

On aurait pu vivre heureux ensemble, mais tu as choisis de partir. Je comprends ta douleur et j'ai compris que je n'aurais jamais pu la faire disparaitre. Ce monde a tué ce qui te faisait espéré, mais je ne doute pas de l'amour que tu avais pour moi. C'est pour cela que ton dernier dessin était moi et que tu me voulais à tes côtés même dans la mort... Tu me manques Émilie. Je sais que tu es fier de moi quand je réussi à outrepasser la douleur, et tu sais que j'y arriverais encre une fois. Un jour, peut-être que je comprendrais pourquoi l'amour romantique que l'on rêvait ne peut exister dans ce monde. Je sais que tu sais que je fais tout ça par amour pour toi encore. Par amour pour toi, j'ai bravé la mort, des dépressions et tout les obstacles, et par amour pour toi, je ferais tout pour vivre heureux.

Ton prince, ton ami, ton amoureux secret,

Romain.

4
+1
Ils aiment cet écrit :
  • Papillon noir
  • CanonScier
  • michigan
  • Blue Moon
Partager l'écrit
lovilova
lovilova :

Elle avait de la chance, cette Emilie ! Tu es un véritable poète ! ;)