14/05/2018 - 01 - Pas bien...

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Cher Journal,

Tiens ça fait longtemps que je ne t'ai plus appelé comme ça. En fait, cela fait longtemps que je ne suis pas retourné dans une phase comme celle là. Tu l'auras deviné, ça ne va pas fort. Je ne cherche pas de réconfort ce soir. Je veux juste mettre sur tes pages ce que j'ai envie d'écrire. Sans queue ni tête mais au moins je ne dirais que ce que j'ai sur le cœur. Pas de philo, pas de réflexion, pas de visualisation, juste ce que j'ai sur mon petit cœur trop lourd depuis quelques semaines. Je tiens à te prévenir ça sera long et en une fois, je n'ai pas l'intention de faire plusieurs archives pour ça, étant donné que tout est lié. J'ai besoin de pour une fois, ne pas être interrompu, ne pas être coupé, ne pas être brimé dans ce que je dis. Il n'y a que peu de personnes qui sont capable de ça...

Pour commencer, je n'ai toujours pas digérer la mort de mon grand père et de ma grand mère. Je fais comme si ça ne m'affectait pas mais, au fond de moi, je sais très bien que ça m'a bien plus touché que ce que je ne voudrais jamais l'admettre. S'attendre à la mort d'un proche, ce n'est pas l'accepter. C'est douloureux encore et quand mes parents et mon frère me reprochent de ne pas comprendre le deuil, ça me met hors de moi. Je souffre oui, même si je ne crie pas, ne pleurs pas devant eux ou que je ne fais aucune démonstration de chagrin, je souffre atrocement. J'aurais aimé pouvoir leur dire une dernière fois je t'aime... Alors Poussy Pépé, je vous aime. Si je pleure, c'est car ça me touche vraiment et pas car je suis "juste" triste.

Ensuite, je n'ai toujours pas digérer le fait que l'on m'ait forcé la main pour ce boulot de merde. On m'a promis un CDI et une indépendance que je n'aurais pas avec eux. On m'a menti depuis le début et si je ne me sent pas trahis, c'est car je n'avais aucune confiance en eux et que, pour moi, c'était du pipeau dès le début. J'avais tout planifié pour que j'ai mon appartement en Juillet et mon permis en novembre ou décembre... Si j'avais su à quel point ça serait faux, je ne me serai jamais autant investit dans mon avenir. Le coup des huissiers n'a pas été cool non plus d'ailleurs, et le coup du nouvel appart de mes parents, c'était le coup de trop je trouve...

Après ça, je n'ai toujours pas digérer le fait que l'on ne comprenne pas ce que je veux et que l'on ne me laisse pas faire comme je le souhaite... Je m'explique. Ma petite sœur est loin, je veux vivre avec elle et pour ça je dois trouver emplois et logement pas trop loin d'elle. La démarche logique serait qu'on m'encourage, mais non... Pas le moindre encouragement de mes parents qui trouvent ça égoïste et déplacé de ma part de vouloir partir. Pour eux je devrais m'empêcher de vivre ma vie juste car ils ne sont pas d'accord avec mes choix. J'aurais dû suivre mon instinct et ne jamais revenir... Cela m'aurait éviter des tonnes d'ennuies, m'aurait rapproché de ma petite sœur et m'aurait rendu heureux...

Ensuite, je n'arrive pas à digérer le fait de ne pas savoir l'essence de ma magie, ne pas pouvoir la pratiquer comme je l'entend, ne pas réussir à me renseigner dessus, ne pas arriver à apprendre, bref... Niveau magie, j'aurais bien besoin d'une main pour m'aider à tracer mon chemin. Pas de bol, la seule fois où je demande à être guider, on me dis "Démerde toi." car il n'y a pas de chemin tracé. On me donne des points, des pistes bonnes et mauvaises, on me donne des mots, formules et méthodes que l'on ne m'explique pas, alors moi je n'arrive pas, je réessaye, encore des échecs et personne pour me dire si je fais bien et que ça prend juste du temps ou si c'est de la merde et que je perds mon temps sur un truc infaisable. J'ai beau avoir la réputation au près de ceux qui me connaissent vraiment de réaliser l'impossible, parfois j'aimerais moi aussi être guidé et apprendre avec quelqu'un. Je ne blâme personne, ils ont raison de faire ce qu'ils pensent être le plus juste, mais moi j'ai tout autant raison de trouver ça dur et parfois injuste, même si je ne le dis pas.

Après, je n'arrive pas à digérer le fait que l'on ne m'ai pas laisser d'enfance et que ça ne choque presque personne. Je voudrais revivre une enfance, la vivre avec ceux que j'aime, la vivre à fond, manger des bonbons, regarder des dessins animés et même si ils sont bête les trouver rigolo, jouer aux billes et à la corde à sauté, parler comme un enfant, me comporter tout comme et que l'on me pardonne mes bêtises comme à un enfant. Non je n'y ait pas toujours droit. Le fait que je ne câline pas mes peluches tout le temps en est un exemple. Je me sens épié et j'ai l'impression que quelqu'un va à tout moment sortir de la porte pour me brimer sur le fait qu'à 23 ans je câline des peluches. Mais en même temps on ne m'a jamais offert de peluche à moi, on m'a toujours dit "Ça c'est le vieux doudou de untel alors tu y fais attention car c'est pas à toi." comme si j'étais un monstre qui déchire tout...

Enfin, je n'accepte pas que l'on me brime sur mes sentiments, ce que je vois, que l'on prenne tout ce que je dis de travers et que l'on me reproche de dire ce que je pense. J'ai un franc parlé oui, c'est certain. Pourtant je suis aussi d'une douceur infini, je suis capable de la plus grande délicatesse et de démontrer mon amour en tendresse. Quand je vois quelque chose, je ne le dis plus... Pourquoi? Car on me fait toujours culpabiliser sur ce que je pense, voit ou dit. J'ai eu le malheur de voir que le tapis du four avait un souci, je l'ai dit et on m'a envoyer sur les roses... Mon amour pour ceux que j'aime serait trop étouffant, ça aussi j'avoue ne pas comprendre... Peut-on être réellement trop là pour ceux qu'on aime? On m'a déjà dit que oui, j'étais trop présent, mais en même temps je suis un putain de dévot! Vous vous attendiez à quoi? Quand je dis que je suis là et que j'attend un message de la part de la personne en cas de besoin ou d'envie de parler, je le suis, je ne fais pas de promesse à la légère.

J'aimerais beaucoup me réveiller et qu'on me dises que ce n'était qu'un vilain cauchemar, être dans les bras de parents aimant, avec une petite soeur adorable qui me ferait un câlin car elle a eu peur pour moi... Oui j'aimerais... Il ne me reste plus qu'à apprendre la magie du temps et partir dans une autre temporalité pour ça, une où je ne serais plus brimé pour mon amour, une où on me prendra la main quand je le demanderai car on verra enfin que c'est rare, une où l'on me laisse une chance de devenir qui je veux et de faire le métiers que je veux, une où je n'aurais pas la sensation que l'on m'a volé mon enfance... J'aimerais juste une chance en fait... Une chance...

Je veux une chance de tout recommencer mais entouré de gens qui m'aiment, me comprennent et veulent mon bien... Un monde où je n'aurai plus besoin d'être un dévot...
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