» Cet écrit fait parti du groupe d'écrits "Moi ?"
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Elle est constament fatiguée. Ou alors elle ne se réveille jamais entièrement, qui sait ? Elle ne veut peut-être pas se réveiller, finalement. Elle voudrait dormir éternellement. Elle voudrait vivre dans un monde où elle serait seule, où tout irait bien où elle n'aurait pas besoin de se plier aux quatre volontés du monde. Elle aimerait vivre. Ne jamais avoir froid, ne jamais avoir peur. Elle aimerait être courageuse, être forte, pouvoir surmonter tout ça, se secouer. Elle est ridicule. Du moins elle se croit ridicule et a honte d'elle même. Elle ne veut pas mourir, mais continuer à vivre s'apparente à un fardeau. Chaque jour est une nouvelle épreuve à surmonter. Elle ne trouve aucun refuge.
Elle a peur de parler. Elle ne saurait pas quoi dire.
«C'est quoi ton problème ?»
«J-je sais pas ...»
«Beh voilà, qu'est-ce que tu nous emmerdes alors ?»
Ce poids qu'elle a sur le coeur, elle voudrait plus que tout au monde l'enlever. Mais elle ne sait pas comment faire, elle ne parvient pas à l'attrapper. Si seulement quelqu'un pouvait l'aider ... Elle ne cesse de lancer des appels au secours, mais hélas ils sont tous mal interprétés. Elle est en train de devenir folle. Elle est en train de faire n'importe quoi. Elle a fait ça. Il ne faut jamais faire ça. C'est une bêtise. C'est la marque de la honte. Et elle est ancrée dans sa chair jusqu'à la fin de sa vie. Le temps va estomper les marques, mais jamais elles ne se refermeront entièrement, jamais. Son souhait est que personne ne s'en rende compte, et surtout que personne ne lui pose de question. Sinon elle mourrait (plus ou moins) de honte. Parce que les gens qui font ça, ils sont fous. Et elle elle n'est pas folle. Elle est juste perdue. Ou alors peut-être bien qu'elle l'est, peut-être bien qu'elle est folle, oui. Ce qui est fait, est fait.
Parlons de ça. La première fois, ce n'était ni gros, ni profond. Juste sur quelques centimètres, trois, tout au plus. ça ne se voyait pas tant que ça, mais c'était pas beau. La seconde fois, c'était pire. Sur au moins six, voire sept ou huit centimètres. C'était moche. Très gros. Très profond. Et ça se voyait vraiment beaucoup. Elle a du mentir pour le cacher. Elle avait peur, et honte surtout. Elle a réussit à se reprendre. Mais pas très longtemps. La troisième fois, c'était profond. Moins que la fois précédente mais ça l'était. Et c'était moins étendu. Toujours huit centimètres de longueur, mais juste quatre de hauteur, contre six ou sept la fois d'avant.
C'est abominable, ou juste minable, mais c'est fait. Elle ne regrette pas. Elle ne veut juste pas que ça se voie. Si c'était à refaire, elle le referait. Jusqu'à ce qu'elle aille mieux.
Pensez ce que vous voulez, détestez moi, méprisez moi, moquez vous de moi, peu m'importe.
Par Glambert, le 18 Février 2012 à 17h42 (France, GMT+1). Cet écrit a été lu 24 fois.
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