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Je n’en peux plus de penser à lui, tout le temps, d’espérer, pour ensuite tomber de haut, que mes larmes coulent quand je pense que jamais il ne m’aimera, de sentir la colère monter en moi, quand je vois les autres heureux. Je ne veux pas être ce genre de fille, je ne veux pas être celle qui envie le bonheur de ses amis, mais je le deviens, irrémédiablement, à cause de lui, et je ne veux pas. Plus je l’aime, plus je me déteste. Je deviens ce que j’ai toujours fui, je m’éloigne de moi-même, je ne suis plus que son reflet, il ne reste plus rien de moi. Et je lutte, contre lui ? Contre moi ? Je ne le sais même pas, la part de moi qui est lui me rejette et veut que je cesse de l’aimer, l’autre part s’accroche et l’aime chaque jour un peu plus. Alors pourquoi ? Il s’est emparé de mes rêves, il les hante, les rends si beaux mais tellement cruels. Je suis heureuse quand je dors, c’est le seul moment où je me sens assez proche de lui pour être moi, où aucune pièce ne manque dans le puzzle qu’est ma vie. Et je meurt, quand je me réveille. Le rêve devient cauchemar. Je prends conscience que mon bonheur n’était qu’illusion, qu’une simple illusion, mais ma peine, elle, est bien réelle. Encore une fois, je pleure, encore une fois, je suis cette personne qui tombe de haut, je suis cette personne qui laisse couler ses larmes, cette personne faible, encore une fois, je ne suis plus moi. Encore une fois, la lutte entre les deux parts de moi me déchire, je suis partagée entre lui et moi, je veux choisir, mais je ne peux pas. Le poison que j’ai dans les veines me consume, me brûle, me tue. Je ne peux l’aimer sans tuer celle que je suis.
Par fleurison, le 01 Février 2012 à 09h23 (France, GMT+1). Cet écrit a été lu 28 fois.
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