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“ Dites-lui tout. ”

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Pour une simple mèche rousse

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Je me suis réveillée tout à l'heure, vers 13h. Il faut dire qu'hier, enfin ce matin, je me suis couchée à 5h06 car j'était encore en train d'écrire. Mais ça, ce n'est pas surprenant. Ce qui est vraiment surprenant, c'est que j'ai fais un rêve étrange. D'après certaines personnes, il n'est pas si étrange que ça, n'est-ce pas ? Mais plutôt révélateur. En ce qui me concerne, je ne crois pas trop à tout ce que signifient les rêves par rapport à la réalité. Vu le nombre de truc que j'ai rêvé et qui auraient du arriver, je serais sûrement pas ici à l'heure qu'il est...
Bref, je vais tout de même raconter ce rêve.

Il faisait nuit et il y avait du monde. Je n'était pas seule, comme à chaque fois que je me rend dans un grand centre commercial ou un autre bâtiment plein de gens qui grouillent. La cause : mon agoraphobie.
Cette fois là, j'y était avec une fille qui semblait être ma meilleure amie. Une fille un peu plus jeune que moi avec un accent étrange de je ne sais ou, les cheveux châtains foncé avec quelques mèches, habillé en "rock girl". On était au cinéma et nous cherchions un film à regarder sans en trouver un à notre goût. Au lieu de tourner en rond, nous avions décidé de sortir. Seulement, notre petite escapade hors du centre serait bien plus difficile que prévu ! Une foule de personne toutes agglutinées les unes sur les autres, rassemblées en un même point, hurlant comme si elles incarnaient toutes un poissonier sur le marché. Avec mon amie, nous regardions ce spectacle, curieuses, pourtant je ne m'approchait pas. Aucune envie de m'approcher de ce monde ! Tous se bousculaient, hurlaient, battaient l'air avec des grands mouvement de bras, un stylo et une feuille dans leur main. Sans aucun doute la venue de certaines star. Cela semblait fréquent ici apparament.
Je ne m'étais pas trompée : "Regarde, criait mon amie, regarde ! C'est Hugues Grant ! Il y a même Julia Roberts ! Puis là, il y a Kirsten Dunst et puis...!"
Et puis parmi ces star, il y avait la star des star, celui que toutes les femmes devraient rêver avoir : Alan Rickman.
Il se dressait là, au milieu de la foule, essayant de sortir. Tout le centre commercial semblait s'être réuni ici. Autour de moi il n'y avait personne et j'étais la seule en retrait, malgré les gestes très significatifs de mon amie, je refusais catégoriquement de me mêler à la foule. Même pas en rêve (oups hihi).
Alan s'étant dégagé, il s'approchais de la sortie, là ou je me trouvais. Mon journal à la main accompagné de mon stylo plume, je le serrais de plus en plus fort, à chaque pas que faisait Alan.. Arrivé à quelques pas de moi, il s'arrêta brusquement, se figea à mes côté et tournait la tête. J'avais à côté de moi un grand homme, très viril, avec un pull bleu marine, un pantalon neuf noir-marroné, et des lunettes de soleil très masculine sur le nez. D'un geste lent de la main, il retira ses lunettes et là... Il se passa quelques chose que jamais je n'aurais imaginé : il me dévisageait.
Je le regardait faire en serrant encore unn peu plus mon journal dans les mains en pensant que sa serait la première chose que j'écrirais après son départ.
Il souriait en coin, chose qui me faisais littéralement fondre, rendait mes jambes en guimauve et me faisait mordre les lèvres.
"Vous avez de jolis cheveux, me lançait-il avec son accent bitish irrésistible
-Me...Merci c'est gentil, répondais-je en ne comprenant pas pourquoi il me disait cela. C'est vrai après tout, des cheveux de femmes il pouvait en voir autant qu'il voulait. Il n'avait qu'à regarder la tignasse de ses groupies ou de toutes celles qui lui avaient sautés dessus il n'y a même pas quelques minutes...
Pourquoi les miens ?

-C'est bizarre, reprenait-il en baissant un sourcil et en rapprochant ses lunette sur sa joue rosée, vous êtiez la seule à ne pas vous mêler à la foule... Enfin, pas tout le monde peut-être fan des stars...
-Ho heu ça...C'est que je... (mince est-ce que je lui dis ou pas ? Non je paraîtrais pour une fille complètement pas sociable... Bah a quoi bon mentir ?). Je suis un peu agoraphobe... Je n'aime pas la présence de trop de monde, mais avec quelqu'un, cela me rend moins nerveuse.
-Je vois que ma présence est donc positive pour vous, souriait-il, et ça ? Qu'est-ce que vous lisez ?
-Oui c'est vrai, riais-je (en même temps, je pense que sa présence serait positive pour pas mal de monde ! gné !). Je ne lis pas, rougissais-je, j'écris. Je rêve de devenir écrivain un jour et tout ça c'était...C'était dans le simple but de pouvoir vous rencontrer un jour.
-Je vois, lachait-il, c'est drôle ce que vous dites. Vous êtes vraiment à part de tout ce monde (nan c'est vrai ? Après tout je suis la seule à être sur le côté loin de la foule non ?). Ha vous écrivez ? C'est vraiment flatteur mademoiselle... Depuis combien de temps vous écrivez ?
-J'écris depuis mes huit ans. Bon c'est vrai que j'écrivais pour moi même dans mon journal mais...Je pense que le genre autobiographique est un des plus grand style d'écriture. On réfléchis, on se met en scène, parfois même on s'en veut, on a des remords, on pense... Tout un tas de chose extraordinaire qui nous laisse croire un instant que nous sommes le splus grands écrivains du monde !
-Intéressant, répliquait-il en hochant la tête, peut-être que...Il se mit à chercher quelque chose dans ses poches. Il en sorti un bout de papier et un stylo. Peut-être que vous devriez essayer d'écrire ici. Peut-être que cela vous ferais plaisir et vous aiderais, surtout au niveau de la motivation, si je ne me trompe pas bien sûr."
Je n'y croyais pas. Je devais rêver c'est sûr (bien sûr que tu rêvais andouille !!).
Sur un bout de papier blanc chiffonné, il y avait son adresse à lui. Son adresse personnelle. Pourquoi ?
Il me regardait encore en souriant : "Pourrais-je vous demander une faveur ? questionnait-il un peu gêné, ce n'est pas grand chose mais...
-Je vous écoute. Après ce que vous venez de faie, je ne peux pas vous refuser grand chose, souriais-je en décalant mes cheveux tinté roux, mélangé à ma couleur naturelle.
-Je voudrais une mèche de vos cheveux en souvenir. Ils sont si beaux Bien que ce n'est qu'une couleur, j'ai comme l'impression qu'ils se sont mélangé à votre couleur naturelle et cela fait une superbe couleur que je n'avais encore jamais vu (on aura tout entendu !). De plus, ils se confondent entre l'ondulé et le lisse..."

Il me demandait quelque chose que j'étais inccapable de faire : couper mes cheveux. Ils étaient important pour moi. Etant môme, je l'ai avaient toujours eu très court. Ce fût un traumatisme en quelque sorte. Depuis ce jour, je les ai toujours voulu très long, et je les laisse pousser encore.
"-Bien sûr" soupirais-je un peu embarassée, mais si cela l'aidait à se souvenir de moi ou à lui faire plaisir, je ne pouvais pas refuser.
Je sortais de mon sac noir une paire de ciseau argenté et je me coupais une mèche de derière assez épaisse, les nouait ensemble et les lui donnait. Il semblait heureux. Il admirait l'ensemble de mèche comme on admire un trésors, touchait le bout qui ondulait vraiment très peu et qui brillait avec des reflets roux à la lumière du centre commercial.
"Sur-ce, il est temps que parte, annonçait-il les yeux brillant, je vous remercie. Et n'oubliez pas. Si un matin vous vous levez et que vous avez décidé que vous seriez écrivain, alors vous l'êtes déjà. Tout commence par la volonté, le reste suivra sans se plaindre."
Et il disparu aussitôt, absorbé par la sombre lumière bleu de la nuit. Ouah ! Quelle rencontre !
"Qu'est-ce que c'est ? me demandait mon amie en revenant en courant vers moi et en regardant un instant dans la même direction que moi, qu'est-ce que tu as à regarder ces portes coulissantes à la fin ? Allez, c'est quoi ?"
Je sourais en regardant la silouhette d'Alan faiblement éclairée par les lampadaires du parking : "Ho rien. Juste un viel ami qui m'a fait prendre conscience de beaucoup de chose..."

Et ce fût tout. Je me suis réveillée, j'ai regardé autour de moi et, malheureusement, je n'étais pas au centre commercial et il n'y avait pas de petit papier blanc. Par réflexe, j'ai regardé dans mon journal, mais il n'y avait aucun papier non plus.
Je ne sais aps ce que cela veut dire et je ne cmoprend pas tout (comme le délire de la mèche de cheveux). Tout ce que je sais, c'est que ce rêve pourrait très bien être révélateur, ou pas. Il me donne juste envie d'écrire encore et encore sans jamais m'arrêter. Et qui sait, peut-être qu'un jour...

 

Journal intime de Asuna Par Asuna, le 27 Janvier 2012 à 15h33. Cet écrit a été lu 44 fois.

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