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Ma mère a toujours été une bonne mère dans mes souvenirs d'enfance, elle était gentille, douce et délicate, c'était la plus belle des moments, elle avait des jolis seins bien fermes sur lesquels je posais ma tête quand je lui faisais un câlin, je sentais son odeur qui me caressait le nez. Ma maman faisait des bons petits plâts en sauce, et dès qu'on avait un chagrin elle nous donnait un bonbon, elle nous câlinait.
Mes parents ont divorcé quand j'avais six ans, ma mère est restée douce, mais travaillais beaucoup, on la voyait peu, on en a vu défiler des baby sitter, quand ma soeur a eu ses premières règles j'ai vu ses relations avec ma mère changées du tout au tout elles se disputaient tout le temps, ma mère venait me voir le soir pour dire du mal de ma soeur, elle me disait que c'était de la faute de ma soeur, qu'elle était méchante, moi je croyais ma mère, je pensais que ma soeur était das une crise d'adolescence, mais quand nous étions chez notre père tout se passait bien.
Le jour où j'ai eu mes règles j'étais chez ma mère, je suis allée la voir, c'était le matin, elle m'a dit "qu'est ce que ça fait? Tu sais comment faire, non?" j'avais peur, j'avais onze ans, j'allais rentrer au collège, je ne savais pas trop comment agir face à mes règles, ma mère a été exécrable toute la journée, elle n'a cessé de me disputer, pour un oui, pour un non, j'essayais de tout faire pour lui faire plaisir, mais rien y faisait.
Au fur et à mesure des jours qui passèrent je fus reléguer au même rang que ma soeur, nous n'étions plus les filles adorées de ma mère, nous étions sa honte, elle nous le disait qu'elle avait honte de nous avoir. Au départ "c'était juste ça" on était "dégueulasse" et on ne valait pas le coup à ses yeux, puis au fur et à mesure qu'on grandissait, que nos corps se transformait, ma soeur avait le droit a des insultes du tel qu'elle pouvait allé vivre dans les poubelle, qu'elle puait, qu'elle était dégueulasse, pour ma part j'ai eu des seins très jeune c'est là dessus que ma mère m'attaquait, elle me disait que j'étais bonne qu'à faire le trotoire, que j'étais une salope, une pute.
C'était rien, juste des humiliations, je surmontais ça tant que mal, ma soeur et moi n'en parlions pas, de toute manière ma mère faisait en sorte qu'on s'entende le moins possible quand on était toutes les trois ma soeur et moi ne devions jamais être à côté, idem on avait pas le droit de se retrouver seules dans la chambre de l'une ou de l'autre.
Et puis ça s'est empirer, un jour, un dimanche, elle est montée dans nos chambres, elle a balancé tout ce qu'il y avait sur nos meubles par terre, elle nous a gifflé, elle criait dans tous les sens, on a rangé sans broncher. Ses crises ont empiré d'abord tous les week end, puis les soirs quand elle rentrait tôt, elle criait, frappait, et mon beau père fermait les fenêtres "pour pas que les voisins soient dérangé par les cris" disait-il. Lui aussi participait à nos humiliations, il disait que ma soeur n'était bonne à rien, et moi il me faisait des tas de remarques sur ma poitrine "On va devoir agrandir les portes" disait-il régulièrement, et quand il y avait des invités "Ania on t'a déjà dit de ne pas poser les seins sur la table" on était tous géné.
Ma mère ne faisait pas ses crises quand il y avait du monde, ou seulement quand on se retrouvait seules avec elle, à table elle nous lançait régulièrement des regards noirs foudroyant.
Quand on faisait le ménage on devait passer la serpillère à quatre pattes dans la maison, elle écoutait nos conversations téléphoniques, lisait notre courier, fouillait nos poubelles, nos poches, nous réveillait la nuit tard pour savoir ce que ma soeur avait pu me dire.
Il y a des jours où elle nous disait "j'aurai préféré que vous ne soyez pas mes filles", la nuit je faisais des cauchemars, j'angoissais le jour pour la crise du soir.
Un jour je devais chercher des photos d'identité pour une carte au collège, mais je n'en trouvais pas dans ma chambre, j'allai voir ma mère pour lui dire, elle me disputa, elle cria fort, elle monta dans ma chambre dans l'idée de fouiller ma chambre et trouver des photos, elle retourna tous les meubles, tous les biblots, jusqu'au moment où elle eut raison et trouva ses stupides photos, sauf que je n'avais pas moins huit ans sur cette photo, ce que je ne tarda pas de lui faire remarquer, j'étais à genoux par terre face à elle, ça n'a pas tardé, elle m'a frappé, frappé ses mains me brulaient, j'avais peur elle ne s'arrêtait pas et criait dans tous les sens. J'avais terriblement peur, elle ne m'avait jamais frappé aussi fort, et je n'avais jamais eu autant peur pour moi, alors j'ai essayé de l'arrêter, sauf qu'à la place d'attraper son bras, j'ai attrapé sa joue, ce qui s'est défini par une giffle, elle s'est arrêtée d'un coup, m'a regardé dans les yeux, elle semblait choquée et m'a dit "tu n'as pas honte de frapper ta mère?" elle cria dans tous les sens et s'énerva énormément disant que j'étais une fille indigne, elle est partie me disant de ranger mon "bordel" et de rester dans ma chambre.
Je ne rangeai rien du tout, j'étais à la fois soulagée et en même temps embêtée par mon geste.
Ma soeur et moi nous retrouvions dans sa chambre en cachette le soir, et dès que nous entendions les pas de ma mère je me dépéchais de rejoindre mon lit et faire semblant de dormir, c'est à ce moment là qu'on a commencé à parler des faits de ma mère, on mettait enfin des mots sur nos craintes, et on savait pas véritablement si tout cela était normal.
Les vacances étaient le pire moment pour nous, nous nous retrouvions isolées avec ma mère loin de tout, loin de mon père et ma mère en profitait largement.
Cette année ci, nous devions passer deux semaines chez mon père et un trois semaines avec notre mère, et ça nous angoissait terriblement.
Avec mon père nous sommes partis dans un refuge de montagne tenu par une de ses cousines, nous étions dans un lieu paradisiaque, loin de ma mère, sans réseau pour qu'elle puisse nous appeler sans cesse, et nos langues se sont déliées, un soir avec la cousine de mon père L. nous lui avions dis deux trois trucs, principalement les insultes, elle nous à pousser à la confidence, et on a raconté les épisodes les plus marquant elle paraissait de plus en plus choquée par notre histoire.
Le lendemain elle en a parlé à notre père qu'on a pas vu de la journée, le lendemain matin, nous avons revu notre père, il s'est excusé, il s'en voulait de n'avoir rien vu, et de ne pas s'être inquiété plus tôt, en rentrant nous avons appelé 119 enfance maltraitée, une procédure a été lancée, je n'ai pas vu ma mère pendant un an et demi, ma mère a été reconnu coupable de maltraitance psychologique sans obligation quelconque. Aujourd'hui elle nie toujours mes quatre années de maltraitance, elle dit que c'est faux, que ma soeur et moi baratinons et que c'était juste une crise d'adolescence.
Par ania, le 22 Février 2012 à 17h36 (France, GMT+1). Cet écrit a été lu 52 fois.
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